26.11.2009
VOL D'UNE NUIT DE SEPTEMBRE 2001
Teufel ! jaaaa, la minerve parce que je me suis weniger innervé, finaaaalement j’aime bien la porter. Ca tient la nuque raide, le menton redressé. Ca tient la dragée haute à l’interlocuteur, on a l'impression de dominer la situation, de vivre en contre-plongée, c’est comme un vertige! L’essayer c’est l’adopter ! So, brisez-vous le cou, mais pas trop définitivement! Intarissable sur le sujet je peux devenir. Ca vous donne de la « prestance » comme disent les franzosichmancheurdegrenouille ! Ca donne un maintien. Impossible de tourner la kopf, so, il faut tout retourner, très raideur d’officier prussien!
Le naturel revient au galop! Ja, nous arrivons dans la saisons des tempêtes aux prénoms d'enfants joyeux! L’une de celle-ci sera-t-elle la G.T.F ? EXU! Nein FYV!
Aber, nicht sprechen météo, ou katastrofen naturelle, neiin, juste skrypter sur pourquoi je m’énerve wieso (voir note précédente) mit le 'slam, et aussi skrypter à propos de musique, d’actes artistiques…
Soo, d’abord il y a Woodstock. « 3 jours d’amour, de paix, et de musique », déjà un luxe à l’époque, et aujourd’hui, c’est inflation vertigineuse, à ce niveau!
Minuten, téléphone ! Was? Un addendum ? Addenda, alors! Pourquoi faire, c’est clair, neiiin? Wer? Bakounine? Il n'a qu’à l'OCRé lui-même son Bakounine, Teufel! C’est tout ce qu’il sait faire cet abruti! Sans moi! Suffisenten! Nachste, à la brochaine!
C’est ça, abrutis, dummkopfen Trio!
So, L’amour la paix et la musique, donc! Et au matin du dernier jour… Ach, que c’est beau, "et au matin du dernier jour", je m’en lasse pas ! Et au matin du dernier jour... Et au matin du dernier jour... Et au matin du dernier jour, suffit !
Donc ce matin là, arrive un guitariste noir métissé indien des Amériques, (Jimi Hendrix il s'appelait) et il joue, ja, normal, aber attention, acte artistique enregistré sur pellicule!
Tout à coup et sans coup férir, il joue l’hymne national de son pays, aber celui-ci vietnam-krieg, sooo, tout à coup, et d'un coup, de sa guitare les bombes tombent, les rafales rafalen! "J'aime l'odeur du napalm au petit matin"...
Acte artistique, ce dernier matin des trois jours d’amour et de paix, avec sa musique, il ramène la guerre réelle en cours au milieu de l’utopie, parce que c’est pas gagné! Verstanden? Acte artistique ne berce pas les illusionen!
... (Réfliche méditativen)
So, jetzt, nous sommes 32 années plus tard. Il fait nuit, c’est une nuit de septembre 2001. Un concert est annoncé pour le soutient aux victimes, si vous ne savez de quoi, félicitations.
Le concert aura lieu à plusieurs endroits, et sera diffusés en direct. Sont annoncés beaucoup de monde, et des déclarations seront faites, comme notamment par Clint Eastwood. Neil Young est annoncé.
Vous connaissez le redbaron, Neil Young c’est sa tasse de café, avec l’autre et l’autre, et quelques-autres mais eux sont morts, Le redabron n'est pas nécrophile, aber la mort oui!
Donc, le redbaron veillera tard, pour cause de décalage horaire. Parmi toutes les sensations des derniers jours, cette fois une question apparemment futile le tarabuste.
Connaissant son Young, que va-t-il chanter ? Une ancienne chanson de son répertoire? Une composée spécialemnet pour "l’occasion"? Sooo…
Retournez à cette semaine du 11 septembre 2001, à vos émotions jaaa, il fait nuit, le concert se déroule…
Mémorisez les 30 dernières années, maintenant, il est plus de minuit…
Vous y êtes, attention ACTE ARTISTIQUE… Va, DR1 envoie…
Mesurez ... La distance
05:04 Publié dans Culture, Grande Tornade en Formation, Histoire, Monde, note de combat | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : acte artistique, époque, woodstock, guerre
25.03.2009
RETOUR DE COMBAT! LE REDBARON VOUS SOUHAITE BIENVENUE...Ein Glass? Schnaps?
Teufel! J'ai vaincu!...Enfin je crois qu'il me semble! Puisque qui se ressemble... s'assemble paraît-il!... Le Kombat fut violent! Seul devant le débris de Miroir mon doux Miroir (Qui est le plus beau? "Je réfléchis" ... ose-t-il répondre) ... Miroir qui me sert à me raser sans trop de coupures avec mon canif, bousculé par la G.T.F.! En résumé, mon Dr1 et votre Héros,si, si, ne pouvant la désintégrer, je l'ai ingérée, miam! Comme ça, la Kréature, aber, étais-je gérable avant? Pris d'une subite angoisse,si, si, fébrilement je tâte sous le col de ma combinaison... Ma Blue Max est bien là, Teufel! Tsk,tsk!
Voici donc ma nouvelle adresse, votre redbaron favoris (mettez-le immédiatment dedans!) si,si, déménage toujours un peu!... L'ancien Blog restera actif... Tant que les "dieux" qui veillent sur lui, ne l'effacerons pas! Je reconstruirais TOUT, oui TOUT ici, aux dates de publications du "survivant" commentaires compris... Du temps au temps... Voilà ce qu'il faudra donner...
Ici, je pourrais aussi faire des albums étonnant, mettre les liens "amis" et "ennemis"... Bref, avec le temps... j'espère en faire un Fokker sympa...
Teufel! qu'est-ce qu'on dit? On dit "Merci la Kréature de ténèbres sortie dans son élément, la nuit de ténèbres mondiales mondialisée!"... Ja mon DR1, tes structures ont souffert, cesse de gémir je vais te rafistoler... Pendant que je le fais qu'est-ce qu'on s'écoute? Neil Young! Jaaa, Teufel... "Mr.Soul" en acoustique...
"She said you're strange
But don't change...
In a Letter"
UN LEGER CHANGEMENT D'ADRESSE, donc
Nächsteïchou!
04:54 Publié dans Amis - Amies, Histoire, note de combat, Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : redbaron, retour, combat, les choux
02.03.2009
GUERRE DES AUTRES-ONU, ETC. RECIDIVE…
Teufel! Controverse de texte, textes controversés, eh quoi! Pensé-je sous mon casque de cuir, les yeux sanglés de lunettes, les cicatrices rosissant, la G.T.F toujours grondante, accumulant ses forces, en attente du déchaînement… Pourtant, un esprit armé et réfléchi sera plus « lourd », donc moins facile à souffler, quand le côté obscur de l’humain sera à nouveau en marche… Pas vrai Dark Veyer? C’est ça fait la gueule, tu es bel appuyé au soutient de l’aile, face auvent qui fait voler ta cape noire! … Donc, même s’il est difficile de soutenir quelque pensée d’adversité, je ne reculerai pas devant le devoir… donc « jenseit » collons… Cet extrait de texte est la suite et fin de celui « publié » sur la note du 11.01.09…
LE GRAND LIVRE DE LA STRATEGIE**
- LA CONVERGENCE DES CONTRAIRES-*
« (..) Imaginons un instant que chaque guerre en Europe ait donné naissance à. une organisation comparable à I'UNWRA, capable d'offrir un niveau de vie sans comparaison avec les réalités locales. Le continent serait aujourd'hui couvert de camps abritant les dizaines de millions de Gallo-Romains déracinés, de Vandales abandonnés, de Burgondes vaincus et de Wisigoths déplacés, sans même mentionner les groupes nationaux condamnés à l'exil au cours de l'histoire récente, comme les Allemands des Sudètes, en 1945. Le terme même d'Europe ne recouvrirait qu'une réalité géographique, une mosaïque de tribus irréconciliables, repliées sur leurs camps de réfugiés entre deux combats et le nombre de conflits jamais résolus équivaudrait, à peu de choses près, au nombre total des guerres déclarées.
L’UNWRA a connu quelques imitations, comme les camps de réfugiés cambodgiens, par exemple, situés le long de la frontière thaïlandaise, qui ont d'ailleurs servi de sanctuaires aux Khmers rouges génocidaires. Mais l'activité des Nations unies étant, Dieu merci, limitée par le manque de générosité de ses états-membres, sa capacité à saboter la paix reste localisée. On ne saurait en dire
autant des ONG et de la concurrence fiévreuse à laquelle elles se livrent dans leur quête inlassable de réfugiés. Une priorité existentielle absolue guide la conduite des ONG : attirer les contributions financières. Pour y parvenir, le moyen décisif consiste à promouvoir leur action dans des situations de forte visibilité. Seules les catastrophes naturelles les plus spectaculaires retiennent, pour un temps très bref, l'attention des médias. Pressées par les impératifs de l'actualité, les caméras quittent sans délai la scène d'un tremblement de terre ou d'une inondation. L'intérêt pour les réfugiés de guerre peut, à l'inverse, se prolonger, pour peu qu'ils soient concentrés sur un site à peu près accessible. Or, le contexte classique d'une guerre structurée entre belligérants bien définis dans les régions développées offrant peu de possibilités aux ONG, elles préfèrent se rabattre sur d'autres contrées. Dans les régions les plus pauvres du monde, sur le continent africain, en particulier, là où elles se portent au secours des réfugiés, les conditions d'accueil offertes dans les camps peuvent paraître peu enviables, au regard du niveau de vie moyen dans le reste du monde ; elles n'en sont pas moins suffisantes pour créer de véritables abcès de fixation, avec les conséquences que l'on imagine. Les immenses camps de réfugiés établis au Zaïre, le long de la frontière avec le Rwanda, en 1994, juste après le génocide commis par les Hutus sur les Tutsis et la reconquête du pays par ces derniers, constituent l'exemple le moins ragoûtant de cette démarche. Agissant en dehors de tout mandat, les ONG ont alors concouru, par leurs initiatives, à maintenir une nation hutu en exil, empêchant les réfugiés de se disperser et de vivre leur destin individuel dans l'immensité du Zaïre. Il va sans dire que la présence de plusieurs millions de Hutus, toujours encadrés par les responsables du génocide, contrecarrait la stabilisation du Rwanda, d'autant que les activistes hutus, pris en charge par les ONG au même titre que leurs compatriotes, imposaient leur loi aux réfugiés et contraignaient les plus jeunes à participer à leurs raids armés de l'autre côté de la frontière, où ils poursuivaient leur entreprise génocidaire.
Déjà condamnable quand elle prolonge sans fin l'existence de nations de réfugiés et entretient d'insatiables appétits de revanche, l'action des ONG aboutit à des conséquences pires encore quand la mise en oeuvre de principes vertueux se traduit sur le terrain par une assistance logistique aux combattants. Ne disposant pas de moyens de défense propres, elles ne sauraient refuser à ces derniers l'accès aux centres alimentaires, aux cliniques ou aux camps dont elles ont la responsabilité. Par définition, les réfugiés sont assimilés à des victimes, et les soldats qui partagent leur sort à des vaincus en déroute. En leur offrant aide et assistance, les ONG entravent, de façon systématique, les progrès de leurs ennemis vers une victoire décisive, susceptible de mettre un terme au conflit. Impartiales jusqu'à l'excès, elles interviennent parfois dans les deux camps rivaux, sabotant alors la transformation de la guerre en paix par épuisement mutuel.
En outre, lorsqu’elles sont elles-mêmes prises pour cible, comme cela s'est produit en Somalie, au cours des années 1990, et de façon moins manifeste ailleurs, les ONG doivent stipendier les groupes armés locaux, en échange de la sécurité que ces mêmes groupes sont, le plus souvent, les premiers à menacer. Nul besoin de savants calculs stratégiques pour appréhender le résultat d'une telle démarche : à moins que les sommes versées ne restent négligeables, les ONG contribuent à prolonger les guerres dont elles s'efforcent d'adoucir les conséquences.
Dans leur immense majorité, les conflits de la planète sont aujourd'hui des maladies endémiques et sans issues visibles, depuis que des interventions de toute nature bloquent les processus que les victoires décisives ou l'épuisement mettent en branle. Dans cette nouvelle configuration, les malheurs de la guerre prospèrent, mais la marche à la paix est toujours reportée.
Le pouvoir de destruction des guerres a toujours été considérable. Même les lances et les massues ont conduit des collectivités entières à l'anéantissement.
* titre de partie et de chapitre
** Edward N. Lutwak « GRAND LIVRE DE LA STRATEGIE» éditions Odile Jacob 2002
Surlignage, mise en évidence sont du redbaron
Image : Couverture de Brûlant (Joe Kubert – Sgt Rock)
Bonne question, hein, l’image… non ? Le brassard, tout est dans le brassard du gamin...
Même dans le désordre ça fait sens, Teufel ! Il suffit de voir la précédente… Bref, que sera la prochaine « note », B.D ? États d’âmes bien qu’interdite de cité dans la nuit globalisée? États des lieux hantés? Mécanique et armements de Fokker ?
Hein, mein DR1… Teufel! Le Trio Infernal m’appelle! Va encore falloir déconner, cielcroixsacrement! Ah, les Walkyries, Wagner, Ja! mein DR1 ça fera plaisir à Kurtz ! Hojoto—o ! Hojoto—o! … Vas-y mein DR1 avec le bruit des hélices, oui, la tienne aussi…
Commentaires
Cela fait vraiment plaisir de voir que certains se rendent compte de la véritable nature des ONGs, alors que l'aveuglement façon Océane est la règle.
En Angola, j'ai même rencontré une infirmière française du Quiqre, censé être neutre, qui se vantait d'avoir été abordée par la SDECE et qui se réjouissait d'avoir été capturée deux jours par les beaux rebelles de l'UNITA...
Monde de barjots...
Cela dit, on peut pousser l'analogie jusqu'ici, Monsieur l'Anarcho-libertaire. Un socialiste, cela fait dans le social. Venez à nous, les magouilleurs irakiens, les trafiquants de drogue, de femmes et d'armes du Kosovo, les trafiquants de drogue d'Afrique de l'Ouest ! venez semer la confusion chez nous, nous ne vous ferons aucun mal, bien au contraire...
Nous mettrons derrière chacun d'entre vous des dizaines de travailleurs sociaux, animateurs de rue ou psy-machins, grassement payés grâce aux extorsions de notre enfer fiscal... (je suis en train de remplir ma déclaration d'impôts...) qui tous se battront pour plus d'ouverture des frontières à la misère du monde, pardon, aux trafiquants en tous genres ?
Pourquoi le Fernand Melgar il est à Zürich ? Pour soutenir son copain irakien (il aurait été traducteur pour les Ricains, donc il risquerait sa vie. Comme quelques dizaines de millions de ses compatriotes, en quelque sorte...) ?
Fernand Melgar est à Zürich pour la promo de son film, point barre...
Ecrit par : Géo | 02.03.2009
@Géo, comme écrit sur mon dernier commentaire, des événements désagréables et imprévus... Je reviens, Teufel! Merci de votre commentaire.
Ecrit par : redbaron | 02.03.2009
@Géo, monde de barjots je ne vous le fais pas dire! Je préfères mon Triplan!... Oui, j'ai lu par-ci par là des commentaires ou j'ai compris que vous aviez un sacré vécu en Afric (j'aime bien l'écrire comme ça ces temps...), perso,je pense toujours que vous pourriez ouvrir un blog, votre point-de-vue pourrait ainsi être développé, moins fragmenté, mais bon, hein?.
Votre exemple d'infirmière... O.K tous et toutes ne sont pas comme ça, mais j'ai connuis quelques exemplaires du CICR pas triste non plus... Genre je m'la pètes avec mes costards dans les soirées d'ambassades pendants que les prisonniers communistes était au mieux(!) éxécutés... Enfin ils amenaient du réconfort... En gagnant double salaire, et si on regarde de plus près qui est engagé par le CICR, à même niveau d'étude et volontariat, on est étonné (?pas moi!) de voir que le fils de grande famille Dunant, à donné naissance à une super planque pour enfants "bien-nés"...
Par contre, j'ai rencontré un toubib d'une ONG qui disait comprendre tout à fait de se faire tirer dessus, disant qu'à leur place... pour les raisons citées dans le document cité ci-dessus.
Quant à l'analogie, il n'est pas besoin de la tirer jusqu'ici, elle y est déjà! Et en tant que "Anarcho-libertaire" :-), les socialistes, hein?... Y aqu'àvoir avec Kurt Deroy...
Comme je vous l'ai déjà écrit, même si nous n'avons pas les mêmes finalités, voire tout à fait les mêmes points de vue (et c'est tant mieux, cette diversité) je vous comprends parfaitement... Y avait juste Melgar que je ne remettais pas, mais ce fut fait grâce aux infos de "votre télé" si,si! capptées dans mon DR1...J'ai aussi beaucoup apprécié dans celui-ci la scène du feuilleton "aux urgences"! Dieu, que les suisses sont patients(sic)! En plus stratégiquement, entre l'UBS gnagna et ça, "L'avant-guerre civile" se concrétise de plus en plus! Comme vous l'écrivez, la confusion ressort là encore de la stratégie... de gouvernement.
Bien à vous Géo
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
Si les ONG participent à la prolongation de la guerre, Mère Teresa a également participé à la prolongation de la misère et de la souffrance (aïe, vais me faire incendier...) de ceux qu'elle prétendait sauver. Elle n'a jamais défendu la justice ou l'égalité mais a toujours fait une quasi apologie de la pauvreté, avec des grandes phrases du genre:
« Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. »
Et a brassé également beaucoup de fric.
Il faudrait balayer la charité même si c'est l'élan du coeur, parce qu'elle est vaine, donne bonne conscience sauf de celle des dégâts engendrés.
Ecrit par : Pascale | 03.03.2009
@Pascale, Icendiée? Teufel! Pas par moi, en tout cas, unt mes spandaus et moi feront partie de ceux prêts à vous défendre le cas échéant! Excellent commentaire! Ja, je relis et relis unt satisfaction... Unt la bonne conscience enterre (sic) toujours le vrai sujet, et sa solution!
Danke, Nachste
Bien à vous
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
00:47 Publié dans Grande Tornade en Formation, Histoire, Stratégie, Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : unwra, ong, khmers rouges, congo-zaïre, marche à la paix
26.02.2009
ONU/UNWRA… LA GUERRE DES AUTRES
Teufel ! Attiré par le chant des sirènes qui résonnent aux abords de la Grande .Tornade. en Formation (G.T.F), des sirènes d’alerte bien sûr, qu’alliez-vous imaginer ! Votre redbaron favori si, si, si, à dévié de son devoir…
Tournoyant, impassible au-dessus des blogs…
Pourtant, une voix venue du passé, ce trépassé en devenir, décomposé, bref cette voie me susurrait à l’oreille, pourtant recouverte de mon casque de vol… L’ignorant superbeement, je l’ajoutais aux hallucinations habituelles des vols de guerre en altitude, et pourquoi pas au froid… Pourtant, je fus ramené brusquement à la réalité… LA GUERRE… Le Devoir… La Devise : « Qu’ils soient pauvres ou riches les thofen accomplissent toujours leur devoir »… Voici donc la suite du texte OCRé et publié-le…26.01.09 ci-dessous. Sur les « forces d’interpositions » et ce qu’elles provoquent, donc…
"LE GRAND LIVRE DE LA STRATEGIE" -CONVERGENCE DES CONTRAIRES- Editions Odile Jacob 2002
…L'intervention dans les « guerres des autres » est devenue la raison d'être de toute une série d'organisations multilatérales, extérieures aux Nations unies. Elles ont pour caractéristique commune et fondamentale de s'immiscer dans tous les conflits sans prendre part aux combats. Leur présence aggrave encore la situation.
Pour les contingents de « maintien de la paix » dépêchés par les Nations unies, un impératif domine tous les autres : éviter les pertes en leur sein. Les chefs des unités de casques bleus veulent la paix et ils la veulent d'abord avec le belligérant le plus fort localement, en acceptant ses diktats et en tolérant ses abus. Si, dans un contexte donné, l'ensemble des contingents de casques bleus transigeait avec le camp le plus puissant, leur attitude pourrait alors favoriser la paix. Dans le cas de la Bosnie, au cours des premières phases du conflit, si le camp serbe - alors dominant - avait pu défaire son adversaire plus vite et de façon plus décisive, les conditions de la paix auraient émergé de la consommation totale des forces de guerre. Hélas, si la présence de forces refusant de se battre introduit toujours une certaine dose d'apaisement, celle-ci se révèle vite inutile par manque de cohérence et de but stratégique défini. Cette conduite ne reflète d'ailleurs rien d'autre que la détermination des contingents de casques bleus à éviter les épreuves de forces et les pertes parmi leurs effectifs. Chaque unité jouant l'apaisement avec le camp dominant dans la zone où elle se trouve cantonnée, leur intervention dans son ensemble a pour seul résultat d'empêcher le rapport de forces réel d'aboutir à un nouvel équilibre, susceptible de mettre fin aux combats.
De la même manière, il est impossible pour les contingents de casques bleus, résolus à ne pas se battre, de protéger les civils pris entre deux feux ou délibérément attaqués. Au mieux, ils assistent en spectateurs passifs aux massacres et aux exactions diverses, comme cela s'est produit en Bosnie et au Rwanda. Au pire, ils collaborent au carnage, comme les casques bleus hollandais présents dans l'enclave de Srebrenica, en juillet 1995, qui aidèrent les Serbes de Bosnie à séparer les hommes en âge de se battre - définis au sens le plus large - des femmes et des enfants, juste avant que les premiers ne soient exécutés.
Par leur seule présence, cependant, les forces des Nations unies dissuadent les populations civiles d'employer le seul remède qu'elles possèdent contre le danger : la fuite, loin des zones de combats. Persuadés qu'ils seront protégés, les civils demeurent dans leurs foyers, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. En outre, les éventuels pays d'accueil refusent le statut de réfugiés aux demandeurs d'asile venant de régions où les troupes des Nations unies sont supposées maintenir la paix. Pendant le siège de Sarajevo, de 1992 à 1994, les deux mandats - pacification et protection des civils - se combinèrent de la façon la plus perverse quand le personnel des Nations unies se livra à une inspection minutieuse de chaque vol quittant la capitale bosniaque afin d'empêcher toute fuite de civils, en application d'un accord de cessez-le-feu négocié avec les Serbes de Bosnie, qui, pour leur part, n'hésitaient pas à violer régulièrement ce même accord.
D'autres institutions, telles que l'ex-union de l'Europe de l'Ouest ou l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ne disposent même pas d'une structure de commandement rudimentaire équivalente à celle des Nations unies, ni de mandats spécifiques sur les armées nationales, et encore moins de troupes en propre. Ces organisations se sont néanmoins fixé pour mission d'intervenir dans les situations de crise, avec les résultats que l'on imagine. Privées de forces capables - au moins sur le papier - de combattre, elles satisfont les penchants interventionnistes de leurs états-membres, sinon leurs propres ambitions bureaucratiques, par l'envoi, sur le terrain, de policiers ou de gendarmes équipés d'armes légères, voire non armés, quand elles ne se contentent pas de simples « observateurs ». Le code de conduite de ces divers détachements est conforme en tout point à celui appliqué par les troupes de maintien de la paix mandatées par les Nations unies, à cette différence près que les conditions dans lesquelles ils opèrent les incitent à plus de complaisance encore à l'égard du camp dominant. Et, quoiqu’ils ne sauraient seulement songer à protéger les civils en danger, leur simple présence, une fois encore, dissuade ceux-ci de chercher leur salut dans la fuite.
Les organisations militaires, telles que l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) ou le Groupe d'application du cessez- le-feu des états d'Afrique de l'Ouest (Ecomog), impliqué dans le chaos au Liberia et en Sierra Leone, ont les moyens nécessaires pour arrêter les guerres. Leurs interventions ont, elles aussi, des conséquences négatives, en ce qu'elles prolongent les hostilités, mais elles devraient, pour le moins, aider à la protection des civils dans cet état de guerre prolongé. Même cet aspect de leur mission est un échec. Les commandements militaires multinationaux impliqués dans des interventions désintéressées ne voient aucune justification à mettre leurs hommes en péril et, de ce fait, évitent les risques à tout prix. Cela se vérifie avec les détachements issus de pays du Tiers-monde, qui attendent des Nations unies une compensation financière généreuse en contrepartie de l'intervention de leurs soldats mal armés, mal entraînés et mal payés (et qui recourent souvent au pillage et au marché noir en manière de dédommagement). Mais les forces les mieux payées et les mieux entraînées, celles des plus grandes armées du monde adoptent la même attitude. Lorsque les troupes américaines arrivèrent en Bosnie, en application des accords de Dayton, signés en 1995, ordre leur ayant été donné d'éviter tout incident, pas un seul des individus recherchés pour crimes de guerre ne fut interpellé en franchissant leurs contrôles, au cours des années suivantes.
D'un simple point de vue institutionnel, il est d'ailleurs exclu que le commandement d'une force multinationale exerce un contrôle de qualité sur les troupes mises à sa disposition par les états- membres, puisque aucune différence d'aptitudes ne saurait être admise entre celles-ci. Pour des raisons similaires, il n'est pas envisageable de leur imposer des normes éthiques ou tactiques communes. Au-delà même du choix délibéré de la prudence, le déploiement coordonné de troupes aux capacités hétérogènes tend à réduire le niveau d'ensemble au plus petit dénominateur commun. Cette règle s'est vérifiée aux dépens du contingent britannique en Bosnie, avant 1995, ou pour les vigoureuses troupes d'infanterie de marine nigérianes en Sierra Leone. Dans de telles circonstances, des corps d'élite se soucient en priorité de leur protection, tactique antagonique avec le maintien de la paix ou la protection des civils.
Ce phénomène de détérioration de l'efficacité, dans le cadre d'opérations multinationales, n'a pas fait l'objet d'études en tant que tel, mais ses conséquences n'en sont pas moins visibles partout où les crimes, les mutilations, les viols et les tortures se poursuivent en dépit de la présence des Nations unies. Il suffit parfois d'une exception pour prendre la mesure de la réalité habituelle : en 1993 et 1994, quand l'unité blindée danoise présente en Bosnie se résolut à riposter à chaque attaque elle obtint très vite le calme.
Si la dégradation de l'efficacité en passivité n’était pas la règle, un exemple comme celui-ci où les troupes de combat agissent comme des troupes de combat n'aurait jamais retenu l'attention.
A l'inverse, le bilan de l'Ecomog en Sierra Leone est émaillé d’incidents : débandades successives devant des escouades rebelles, composées d'enfants-soldats ; pillage organisé par les commandants d'unité ; viols innombrables et, dans quelques cas, exécutions sommaires. Hélas, la protection des civils menacés par les combats reste absente de ce bilan. »
Impassible, impossible, le redbaron continue de survoler les blogs, la G.T.F en point de mire, qui tarde un peu… « A cette minute, des milliers de chats se feront écraser sur les routes… A cette minute… » Brigitte Fontaine, "comme-à-la-radio", le titre très bien Mein DR1! C’était à une époque ou il était encore temps, ou on avait le temps… « A cette minute… »
Envoyé par Hydro-mail, le 26.02.09.Toute erreur d'affichage des images, de mise en forme, de lien brisés, toutes erreurs incorrigibles après-coup, ne sauraient m'être reprochés...
Commentaires
Alors, bien dormi? ... (:o)... Grrrr moi j'ai entendu tourner un moteur toute la nuit, pourtant mon thor-pable était éteint, mais ce marteau dans ma tête...
);o))
Ecrit par : hommelibre | 26.02.2009
Eh bien Red Baron, votre pub marche. Attiré par elle depuis votre lien sur le blog d'Homme libre, me voilà découvrant (en vol plané diagonal, le temps presse, j'ai une escadrille de Messerschmidt aux fesses) cet extrait d'un bouquin que j'ignorais, mais qui dit très bien ce que je pense depuis un moment, à savoir que les forces de maintien de la Paix ont beau coûté très cher, elles ne sont pas convaincantes sous leur forme actuelle.
A part ça, l'absence de commentaires n'est pas forcément signifiante, ou plutôt est différemment signifiante lorsqu'elle s'accompagne d'un taux de lecture impressionnant. Ce qui est parfois mon cas, au risque d'en faire souffrir mon incontrôlée et incontrôlable modestie naturelle. Je préfère en tout cela à une avalanche de commentaires débiles et agressifs.
Bien à vous
Ecrit par : Philippe Souaille | 26.02.2009
"A part ça, l'absence de commentaires n'est pas forcément signifiante, ou plutôt est différemment signifiante lorsqu'elle s'accompagne d'un taux de lecture impressionnant."
Les statistiques de l'ancien blog montraient l'origine des visites par pays, ce qui était aussi différemment signifiant et aussi plus amusant. C'est ainsi qu'on obtenait une liste de pays pas moins impressionnante. Pour avoir beaucoup de commentaires, la formule est assez simple : choisir un sujet suffisamment polémique et le traiter de façon politiquement incorrecte et très conformiste, y étaler les idées reçues les plus provocatrices dans un billet assez bref, car il doit pouvoir être lu rapidement et ne pas donner lieu à la moindre réflexion, seulement à des réactions assez primaires. Vous n'êtes nullement dans ce cas, Redbaron. Déjà, le seul fait de vous lire prend du temps, mais comme c'est du temps bien employé, comme il faut ne pas être totalement amnésique en ce qui concerne l'histoire récente pour vous lire, tout cela n'attire guère les piliers de café du commerce virtuel. J'oserais vous suggérer une seule idée pour vos billets. L'ajout de sources, livres ou d'autres sites de référence sur le sujet pour ceux qui veulent en savoir davantage. C'est une autre façon de comprendre le blog, comme un jeu de miroirs où vos textes renvoient à d'autres textes tout en gardant leur caractère unique, dans une série de chemins éclatés (par les moteurs de recherche) que le lecteur intéressé peut suivre au gré de ses envies.
Ecrit par : Inma Abbet | 26.02.2009
C'est très tendance votre article. Je découvre la même pensée chez JMO.
Est-ce celle de l'intelligentsia pro-serbe!
Est-ce que j'ai bien compris le message: Ce serait la faute aux Casques Bleus et non aux Serbes si toute une population a été massacrée?
Ecrit par : Oceane | 26.02.2009
@Océane, les urgences d'abord, Teufel! Merci de votre commentaire, donc réponse:
Tendance,lorsqu'on parle de morts par milliers, voire millions non ce n'est pas mon objectif (au sens stratégique)... Qui est JMO? (non, sérieux!)
-Intelligentsia peut-être, américaine sûrement vu que l'auteur du texte "OCRé" l'est,
-pro-serbe jusqu'au Rwanda et la Sierra-Leone...?
-Non, oui, peut-être après tout... Comment on comprend un texte... A mes yeux, évidemment non (et oui, mais pas au point de démissionner le gouvernement hollandais, c'était une question de "mandat ONUsien")!
L'auteur remet en cause (dans ce chapitre) les forces d'interposition dans les conflits, comme facteur de perpétuation de celui-ci... relisez-le, après la 1ère partie du chapitre citée dans le "préambule", et aussi sur ce blog, la note "redbaron Strike Backflash" du 11.01.09 publiée pendant le conflit "Israël/Gaza" , tirée du même ouvrage, et qui concerne les camps de réfugiés de l'UNRWA, eux aussi considérés comme facteur de...
Voilà, Océane, dites-moi au juste,alors! Mais qui est ce JMO? Ces tois initiales n'ont point atteint mon DR1!
Bien à vous
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
@Homme-libre... Peu,mais suffisemment! Neiin, Mein Dr1 ne fait aucun bruit! Unt le marteau, ja,ja! J'ai compris, c'est amer,ah,ah! Unt Gainsbourg aussi, unt l'arme fatale eins aussi: C'est la saison, elle demarre tôt! :-)... Unt pour rendre tout le leuten paranoiack, yark,ark, wissen-sie mein cher Homme Libre (unt au passage merci pour le visite) qu'il NE FAUT jamais! JAMAIS! éteindre, ni étreindre (Blondesen?) son Thorportabledenuit comme de jour... Celui-ci,intercepté par des vilains, fi, les méchants! devient un micro! Si, si! Alors Teufel, suivant ce que vous faites, c'est pas grave, mais... Hein?
Che refiens fou fiziter! Préparez le Fli-tox! (aber nicht uttilisieren wie so der capitaine Haddock im Tim unt Strüppi, "l'affaire tournesol)...
Nachste, donc...
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
@Philippe Souaille, Ja, pourtant ce fut une gag, cette publicité... Ach, des Messer-schmidt, effectivement, la diagonale c'est le service minimum! Le livre, oui, passionnant, vaut la peine d'être lu dans son entier. Au passage, "Merci les bibliothèques", sinon... Oui, lorsque env.pré-ado, un prof nous parlait de l'ONU, et des "casques bleus", j'avais cru comprendre que l'interposition n'était pas passive, mais comprenait l'usage de la force, mais même là... Aussi l'auteur n'a-t-il pas tort de penser (sous jacent à l'ensemble de son ouvrage) qu'il vaut mieux un conflit avec un vainqueur et un vaincu, ou un épuisement par la guerre qui force les bélligérants à un armistice, puis une conclusion de paix! Ainsi un ami qui me rapportait les paroles d'un africain, entendue lors d'un de ses voyages, je résume (donc de toute façon du 3ème main), celui-ci disait "laisser nous nos guerres, vous les européens vous avez eu votre 14-18, personne n'est venu vous interrompre! Nous avons (peut-être(?)) besoin de faire la même chose"... Donc... Sinon, effectivement, j'avais lu en début d'année que vous alliez écrire sur le sujet (chez HL?...),intéressé, j'ai "cliqué", mais c'était un moment ou les pages TG ne s'affichaient pas avec mon IE... Ensuite, comme tout va vite, trop vite (mais où? quelle destination?)...
Et, pour terminer sur votre commentaire, effectivement, à propos des commentaires... Quand on voit se qu'on voit, parfois, on se demande ce qu'on lit là, et tiens! C'est bientôt la saison du lilas... j'ai toujours aimé le lilas, surtout le mauve qui est pourtant loin d'etre ma couleur favorite... La preuve? je ne signe pas lilabaron, ni movbaron :-) Teufel!
On se retrouve ici ou là...
Bien à vous
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
@Inma Abbet, j’ignorais ces statistiques, j’étais plutôt site web (persoartistique) même si j’avais entendu parler des blogs. Oui, ça devait être marrant. Les sites ouebes permettaient juste les e-mail’s, là aussi c’était marrant de voir qui et dans quels pays s’intéresssait au site. Mais, bon, ne parlons pas de l’arrivée des spam’s…
Je suis sensible à vos compliments, merci… Effectivement, je ne cherche pas « l’audience », ce blog « m’amuse » dans la forme et par son personnage en pseudo, il remplace l’activité artistique pour l’instant (comme « an-artiste », c’est la grève, parce que…) bref…
L’ajout des sources, en général je le fais, mais c’est vrai que là par exemple j’ai oublié l’auteur, ainsi qu’un numéro de page (la 100, en plus). Les sites de références c’est une bonne idée, j’essaierais… Mais, vu que l’accès au logiciel (mes « cadrans ») ne m’est plus permis en quelque sorte (malgré mes demandes de nouveaux codes, mot de passe, même chez blogspirit*), faire une note tiens du chemin de croix( ?). L’envoi par e-mail complique tout. Mais il me semble vous avoir écrit à ce propos… Je pense toujours à transferer le redbaron sous une nouvelle adresse, mais au même lieu… faut voir, Teufel !
J’ai vu que vous avez mis un nouveau texte, j’y vais.
Qui sait, à tout à l’heure ?
Bien à vous
*Pour ceux qui débutent ou qui ont un problème je mets ici un lien vers les pages d’aide de blogspirit :
http://www.blogspirit.com/fr/kb/Accueil
Et un code, un!
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
Votre réponse est empreinte de bonne foi et d'élégance.
Mais cela m'étonne que le petit monde des blogueurs de la Riviera vaudoise" ne se connaissent pas! Je vais vous citer un article "Kouchner au Kärcher". Je pense que vous apprécierez les bons commentaires.
Quant au texte relevé ci-dessus, je le trouve abscons. Je préfère les vôtres fleuris et poétiques. (Je ne comprends pas tout, je vous l'avoue.)
Pour avoir suivi comme tout un chacun la guerre en ex-yougoslavie, entre autres, ce fut une période dramatique.
Je remarque dans toutes les guerres que les dominés sont en péril devant les DOMINANTS et que les Casques bleus sont une des solutions pour parer les conflits.
Joyeuse journée
Ecrit par : Oceane | 27.02.2009
Il y a les Casques bleus, et il y a le service après-vente de Contraves, le Quiqre. La Crosse raide en Angola a t-elle servi à autre chose qu'à prolonger indéfiniment les souffrances du peuple umbundu, de 1975 à la mort de Savimbi ?
Pourquoi s'acharner à réparer la stratégie folle de ce dernier, semeur de mines anti-personnelles, s'attaquant sans relâche aux villageois de son propre peuple ?
Sans humanitaires, combien de temps aurait-il pu tenir en tuant son propre peuple ?
Ecrit par : Géo | 27.02.2009
Alors là, les mecs, je ne pige plus rien!
Peut-être à bientôt.
Ecrit par : Oceane | 27.02.2009
C'est pourtant simple. En réparant les dégâts provoqués par un fou sanguinaire, on lui permet d'en pratiquer d'autres. Plus on regarde l'Afrique, plus on voit tout le mal que lui fait l'aide internationale. J'ai cité un article de M. Emmanuel Garessus dans le Temps qui parlait d'un livre (Dead Aid) d'une fonctionnaire -africaine- des NU réclamant la fin de cette aide.
A la fin du XIVème, la peste a tué les deux tiers de la population européenne. Si une civilisation supérieure* nous avait envoyé M et fesses ou la Crosse Raide, l'Europe serait resté en état de dépendance et aurait vu son développement stoppé, comme l'Afrique actuellement. L'aide internationale favorise le pouvoir de parasites et empêche l'émergence d'entrepreneurs.
Cela vous parait plus clair, Océane ?
* J'assume la comparaison avec l'actuel que cela sous-entend. Epargnez-nous vos couinements égalitaristes, merci.
Ecrit par : Géo | 27.02.2009
@Océane, Merci, j’ai fait ce que je peux. La mauvaise foi est une chose que j’abhorre, c’est un déclencheur de colère et de violence, alors…
Aaaah, ce JMO là, désolé, je cherchais en France (genre FOG, JFK, BHL, voyez ?) alors qu’il était effectivement sur une rive du Lac Léman of Geneva (pour ne pas provoquer une guerre civile). Oui, Kouchner au Karcher, j’y avais lu vos commentaires et en avait laissé….
Le texte ci-dessus, demande une connaissance théorique de la stratégie, en plus comme c’est un/des extraits, ces bases qui sont rappelées dans l’ouvrage (comme d’ailleurs tous les ouvrages traitant du sujet, surtout il me semble depuis l’œuvre de Clausewitz) est « giclent » automatiquement du fait même de la citation. C’est le problème de la citation. Et avec ce problème, on rejoint la « mauvaise foi »… En effet, combien de fois on a pu faire dire l’inverse de ce qu’un auteur exprime. J’y fais attention, c’est pourquoi les textes cités sont longs, et je prête attention à la « découpe ». Mais rien ne remplace la lecture du livre cité. Evidemment, s’il s’agit comme pour Bakounine par ex. de ces œuvres complètes et qu’on a ni le temps ni l’envie…
Quant à mes textes,je vous remercie une nouvelle fois. Je ne cherche pas à brouiller les pistes lorsque je les écris…C’est un jeu, langage-écriture, qui percute la logique en en créant une interne… Ce qui peut dérouter, tant le lecteur que le « compositeur », mais j’aime ça, et faire ça…
Quant à la guerre en ex-yougoslavie, oui, ce fut une période non seulement dramatique, mais à mon avis trouble, qui annonça la notre. D’où une difficulté à l’aborder d’une manière dépassionée. En plus, entre l’information, la désinformation, les enjeux stratégiques/économiques cachés, la Ostpolitik, la realpolitik, et les émotions… Et maintenant on peu effectivement étendre ces raisons à quasiment tous les conflits…
Et en ce qui concerne l’ex-yougoslavie, pour quels résultats? Et ici et maintenant quelle analogie ?…
Bien à vous Océane, bon week-end.
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
@ Géo, Hello, comment va? Z’avez lu Moorcock*? Bon, retour àvos commentaires…Je vous suis parfaitement…(pas mal, la raide cross et M et fesses)… C ‘est assez « bizzare », d’ailleurs, historiquement parlant, de voir que l’Angola a été stabilisé (pour combien de temps ?) par des mercenaires (Executive Outcome, South Afrika ( !))… Comme quoi… Ca donne à philosopher… Zimbabwe, Darfour… pour s’en tenir à l’Afrique…
Next to read, pardon… Nachste… (???, mon allemand, ich verlort...)
Bien à vous, bon week-end
*surtout Elric le nécromancien et Mother London… 2 œuvres qui s’éclairent mutuellement, etles autres sont bons aussi, mais ces deux là…
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
@Océane, au cas ou, pour le commentaire de Géo ou ma réponse à ceux-ci, il existe un bon film, qui date un peu, par exemple la fin, pleine de bonnes intentions,un happy end, trop optimiste POUR l’époque. « Les chiens de guerre » (trouvable en DVD) avec Christopher Walken. Même si les films de guerre ne sont pas votre genre préféré… (si vous ne le connaisez pas déjà, je résume : Une multinationale veut faire exécuter un coup d’état dans un pays africain, pour installer un président favorable à ses affaires. On voit tous les préparatifs, trafics d’armes, méthodes etc. le reste je vous laisse découvrir, hein ?)
Allez, re bon W-E
Ecrit par : redbaron | 27.02.2009
il y a deux concepts qui s'opposent a la base du probleme...
1. le Droit a l'Autodetermination des peuples, qui implique qu-il faut regarder en spectateur les monstruosites et autres genocides ethniques sans pouvoir intervenir pour empecher les crimes commis sur les civiles...
2. il y a le Droit d'ingerence...qui permet sous certaines conditions[mandat onusien] d'intervenir militairement pour pacifier la zone en demilitarisant les populations, preservant les populations civiles qui ne prennent pas part au conflit.
3. plus recemment, on a vu apparaitre une nouvelle regle de droit international, inaugure de maniere unilaterale par les USA ...le Droit au recours a la guerre preventive...
alors oui, peut/etre que les forces de la Paix, sont la source d'un allongement du conflit, mais la nature meme du conflit s'en trouve modifie...une guerre larve vaut toujours mieux qu'un genocide facon blitzkrieg...
Ecrit par : mur | 28.02.2009
@MUR, A la base du problème...en simplifiant: L'abolition du droit des Etats dit aussi droit de gens, par le droit international. Le droit des états (à son époque) limite déjà la guerre (qui reste à déterminer comme étant propre ou non, àl'être humain) aux seuls états au profit de leurs Constitutions en oppositions aux seigneurs guerroyants pour leur compte. Ainsi, le droit international est-il si préoccupé de la souffrance humaine, ou tente-t-il juste de garantir un statut quo frontalier donc commercial? Son respect ou irrespect donne-t-il réellement un surcroît d'humanité aux bélligérants? Ce devient déjà moins simple...
Donc ceci posé o.k pour vos deux premières ... constatations?
La 3ème en découle. Elle dépasse le droit international, retourne au droit de la guerre, en en changeant juste le terme par un ajout! Est-ce pour autant un recul? Pas sûr. Les frontières de l'Irak, c'est de lui et de lui seul qu'il s'agit, en tant que conflit "préventif", (L'afghanistan, alors gouverné par les talibans estimé comme responsable par les Etats-unis de l'attaque subie le 11.09.01,restait dans le droit international même s'il s'agissait d'un acte de guerre de type trans-latéral) sont restées intangibles. L’Irak n’a pas été conquis et annexé par les E.U, ce n’est pas le 51eme état américain. Même si l’obédiance permet la discussion, l’analyse, mais cette obédiance n’est unique à l’Irak, et pas fatalement exercée militairement.
Quant à vos conclusion, je ne crois pas non! Peut-être, (j’ai bien écrit crois et peut-être), assiste-t-on à ces génocides* ou plus « pudiques » massacres ethniques, par la volonté d’agir de manière définitive (vaincre totalement l’adversaire) avant l’interposition…
Qui dit allongement d’un conflit doit penser augmentation de la souffrance, qui ne se limite pas qu’aux blessures et morts physiques. Dès lors ne s’agit-il pas d’assuré surtout le confort moral des nations témoins par médias interposées?
Et le blitzkrieg, historiquement était destiné à vaincre rapidement (une leçon tirée de la guerre de tranchée 14-18), mais n’est pas le synonime de guerre totale.
Evidemment, bien incomplète cette réponse. Juste des pistes…
Bien à vous MUR
Ciel, j'allais oublier... Teufel!... voilà c'est fait :-)
* Dans l’histoire récente (un siècle), je n’en vois que deux, avec « prise de décision »: le juif et le rwandais. Le massacre ne tient pas du génocide. (Dur sujet…)
Ecrit par : redbaron | 28.02.2009
"Dès lors ne s’agit-il pas d’assuré surtout le confort moral des nations témoins par médias interposées?" Et j'ajouterais une notion de contrôle social à l'intérieur de celles-ci, par l'exemple...
Ecrit par : redbaron | 28.02.2009
Une femme en colère.
J'ai revu mes Classiques: Von Clausewitz, un chantre de la guerre.
Ses textes sur la stratégie militaire ont inspiré: Hitler, Lénine, Mao Tsé
Toung, Henry Kissinger, de vraies références!
Et cette théorie comme quoi les Casques bleus et autres institutions prolongent les conflits m'insupporte:
Comme MUR, je pense que c'est un frein à l'engrenage des massacres.
Le Droit d'ingérence élaboré par Kouchner mettait à mal les dirigeants de l'ex-yougoslavie qui préféraient tuer les minorités sans que personne ne fouine dans leurs actions les plus détestables.
Le Droit Humanitaire permet d'apporter de la nourriture à une population affamée et désemparée.
La Croix-Rouge fondée par Henri Dunant soigne les blessés de tous les conflits.
Le peu d'humanité qui est en nous, gardons-le!
Autrement, je propose à tous les stratèges, d'agir en amont et ainsi d'éviter la guerre!
Ecrit par : Oceane | 01.03.2009
Ocvéane@ Et le fait qu'une femme en colère, africaine et fonctionnaire des NU, s'insurge contre l'aide humanitaire sur son continent, cela vous parait parfaitement négligeable ?
Ecrit par : Géo | 01.03.2009
@Océane, « Une femme en colère ». Très bien, c’est un sentiment légitime, j’y reviens tout de suite…. Donc, vous avez revu vos classiques
De Clausewitz, éditions complète ou nouvelle retraduite et expurgée dont la comparaison équivaut à une leçon de stratégie, et des changements de celle-ci….Bref, de Clausewitz vous décrivez un chantre de la guerre. Dans son ouvrage, Clausewitz définit et analyse la guerre, son phénomène, sa conduite. Ceci n’en fait pas un chantre, il n’en fait pas l’apologie. Si on le lit attentivement, dans ses définitions en première partie, il soutient qu’il est inutile d’infligé trop de souffrance (2ème édition, sang dans la 1ère) à l’adversaire dans la conduite de la guerre.
La seconde partie, est un affinage de notions de la 1ère, la 3ème ,définit la préparation du plan de guerre, les nécessités etc., à son époque. A aucun moment, il ne fixe la guerre comme première et unique réponse. A sa phrase la plus connue, « la guerre est la prolongation… », est ajouté que TOUTE politique contient la guerre en soi. (Objet d’une note sur ce blog). Ouvrage philosophique, historique, militaire, sur un sujet humain. En aucun cas, lors de ma lecture, mais c’est subjectif, il n’y est fait appel à la guerre totale. Certains auteurs en attribuent le concept à Ludendorff (combat total visant l’anéantissement), d’autres la voie à l’œuvre pour la première fois dans la première guerre mondiale, dans le sens ou TOUTE la société des belligérants est totalement utilisée pour la guerre. Clausewitz et sa théorie sont tellement central, que tous les livres écrits sur la stratégie depuis, se situe par rapport à lui, pour ou contre par ex. ce qui situe l’importance de l’œuvre. Ainsi, aussi, de Jomini…Maintenant, que des gens soient in-interressés par le sujet, ça…
Sur l’inspiration que ses textes ont eus sur les quelques personnes citées, il n’en est point « fatalement » responsable. De plus il y en a certainement d’autres. Ensuite, il y a l’aspect historique. Celle-ci ne peut être changée, et l’oublier c’est se condamner peut-être pire…
Je reprends ici les personnages cités Hitler: Pas « Clausewitzien » strict, recherchera des nouveaux officiers, capable de nouvelles « doctrines » (ex.Rommel), se trouvera en conflit avec les généraux de la Wermacht, issus de l’ancienne école allemande, plus « Clausewitzienne ». Lénine, possible, mais la direction de l’armée rouge sera confiée à Trotski. Mao, je n’en sais rien, mais alors mélangé à Sun Tsu sûrement, Kissinger, possible, personnellement ces divers personnages ne sont pas mes références… politique.
Historiquement, les nécessité des luttes entreprises par Mao, par ex, ont empêché une famine étendue en Chine, même chose pour l’URSS de Lénine, la suite, prise et exercice du pouvoir est encore un autre sujet (politiquement le redbaron est anarcho/libertaire, mais ne perd pas de vue l’histoire…ni ne nie la réalité) quant à H.Kissinger, encore une fois l’histoire… Mais conclure une guerre commencée par JFKennedy…
« cette théorie comme quoi les Casques bleus et autres institutions prolongent les conflits m'insupporte », j’entends bien, si je mets en ligne ces extraits, c’est qu’ils peuvent amener une controverse, donc donner à penser…
J’ai répondu à MUR, et je ne pense pas comme eux. Un exemple, reprenons l’Irak. De 1991 à 2003, ce pays est sous embargo. Des centaines de milliers de civils meurent (par année ?)faute de nourriture et de soins… La classe dirigeante elle ne perd pas son ventre. Quasi aucune réaction des « opinions publiques »… En 2003, une guerre (qui marque d’ailleurs le retour au concept clausewitzien de la guerre rapide, efficace, « non-totale ») est menée par les troupes anglo-américaines, critiquée par les autres gouvernements européens et les opinions publiques se mobilisent en masse! Dois-je continuer ?…
Le « droit d’ingérence » de Kouchner, curieusement ne fut appliqué QUE pour la guerre du Kosovo, dont il devint l’administrateur, puis lorsqu’il fut démissionné, quelques petites voix firent entendre que… « quelques trous dans les millions d’euros de l’UE ? »…
Où est ce « droit d’ingérence » actuellement ? A l’inverse des « forces d’interpositions » de « casques bleus » il s’agit de bombardements, d’engagements de troupes armées avec une mission de combat, il s’agit là de la guerre. Ne l’oublions pas. Voit-on de telles ingérences au Darfour, au Congo, au Rwanda, au Sri-lanka ? Que nenni ! Quelques biscuits, sacs de riz, et tout va biiiiien !
Quant au conflit yougoslave, je l’ai déjà écrit, il fut sujet à de telles manipulations, que toute tentative de remettre les choses à leur place… Demandez au Général Rose (GB), ce qu’il lui arriva du fait qu’il remis un rapport réel et non-politique sur « l’attentat » du marché de Markalé à Sarajevo, indiquant que le TIR DE MORTIER, provenait des lignes musulmanes par exemple! (je prends un risque d’insulte, làààà), et donc imaginez un simple redbaron de blog commencer à vous juxtaposer les cartes de la route de l’héroïne direction le reste de l’Europe avec celles de certaines libérations par droit d’ingérence… (je plaisante, bien sûr, c’est pour rigoler « toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes, ne serait que pure coïncidence »)…
Sinon, le reste…oui, d’accord…
Mais, les guerres puisque vous avez lu Clausewitz arrivent parce que les politiques et leurs stratégies arrivent à leurs limites… Et je ne parlerais pas ici des guerres sans but autre que la guerre elle-même, ce fut déjà fait en novembre par ici autour…
Et pour terminer, la colère… admettons que j’y cède, que nous entrions alors dans un « duel » intellectuel, nous nous retrouverions devant la situation de base décrite par Clausewitz en début de son ouvrage. Quels seraient les buts, et quels seraient les moyens, dès lors…
Bien à vous Océane
Ecrit par : redbaron | 02.03.2009
Je suis désolée de prendre autant de votre temps.
En effet, je découvrais ce Clausewitz. Je ne l'ai pas lu, mais j'ai demandé des informations et nous avons discouru sur la stratégie de la guerre.
Comme vous le pensez, ce n'est pas mon theme favori.
Je préfère le livre de sagesse et sérénité sur un long entretien du Dalai Lama avec un célébre psychiatre américian (Et la non-violence pour la liberté du Tibet).
Il ressort une chose: Dans la philosophie orientale, l'homme est bon et fait tout pour le rester (c'est un travail de chaque jour).
Tandis que dans la philosophie occidentale, l'homme est un loup pour l'homme et l'on n'y peut rien.
Merci encore et meilleurs messages.
Ecrit par : Oceane | 02.03.2009
Océane,
Malheureusement, à mon sens, la philosophie occidentale est plus près de la réalité que l'orientale!
- Pol Pot n'était pas un occidental, bien qu'il ait fait quelques bouts d'études à Paris et qu'il a passé plus de temps au PCF qu'à réviser ses cours(il repartira sans diplôme).
- Le élites nippones pendant la seconde guerre mondiale n'avaient, de loin, pas toutes passé par l'Occident.
- Actuellement, la junte militaire birmane n'est pas très tendre avec ses opposants: euphémisme pour dire qu'ils sont, pire que des "loups" des steppes d'Orient, mais des monstres asiatiques.
- Le gouvernement chinois n'est pas en reste, où, si vous pensez le contraire, demandez au peuple tibétains ce que, majoritairement, il en pense!
Remarque: la liste n'est pas exhaustive.
Ecrit par : Père Siffleur | 02.03.2009
Je vais laisser parler "ma mauvaise foi".
Disons que les Chinois sont maoistes.
Que les Japonais sont shintoistes.
Que Pol Pot est marxiste.
Donc rien à voir avec :
Le Dalaï Lama qui est bouddhiste et pratique une politique pacifiste.
Et laissez-nous l'illusion qu'au 21ème siècle, l'homme peut changer!
Ecrit par : Oceane | 02.03.2009
@ Océane: première chose déjà, j'aime votre pseudo... Il me suffit de le lire pour commencer à rêver. Une personne avec un tel pseudo ne peut qu'avoir une belle façon de voir les choses. Et en plus je partage assez votre façon de voir. Par contre j'ai un bémol en ce qui concerne le Dalaï Lama. Je pense qu'il a un double visage. En occident, il prêche la paix, la tolérance, la non violence. Mais en Inde il a installé un gouvernement en exil du Tibet, ce qui montre une volonté politique d'affrontement. Contradiction? Pourquoi pas, mais il faut ne pas l'oublier et ne pas le mettre sur le piédestal de la non-violence. D'autre part le Tibet était une théocratie dominée par les religieux. Et le bouddhisme tibétain est loin d'être aussi libertaire qu'on peut le penser en général du bouddhisme.
Sur le fond et la différence des philosophies orientales et occidentales, oui et non. Il n'y a pas que les exemples cités plus haut par Père siffleur. Il y a eu les mongols, expansionnistes, impérialistes à leur époque - et il s'en est fallu de très peu pour que toute l'Europe soit dominée par eux. Les chinois n'étaient pas non plus des enfants de choeur, mais par contre pas expansionnistes.
Ecrit par : hommelibre | 02.03.2009
Peut-on me duper? Telle est la question!
Réponse brève à votre note:
Selon le Dalaï Lama, le bouddhisme est athée. Donc le Tibet n'est pas une théocratie.
N'oublions pas que l'Europe soit dominée par eux"....
Vous oubliez aussi qu'il y a quelques temps que les Portugais Catholiques ont débarqué au Japon avec armes et bible.
La guerre entre shogun faisait rage. Et malin comme un shogun, le japonais fit alliance avec le Portugais. Il a pris ses armes et sa bible....... et a tué son rival.
Ecrit par : Oceane | 02.03.2009
@toutlemonde des commentaires, j'ai un petit problème à règler avec Kurt Deroy, non, Teufel pas un duel avec lui, plutôt unduel entre lui et l'administration (pfff)... Et comme les membres du Trio Infernal sont fidèles entre eux... (mis à part qu'ils ne savent pas se compter)... Tout ceci ne manque pas d'intérêt, donc... Ach, je ne peus pas me retenir. Concernant le Dalaï-Lama: Personne respectable, humain, donc non "fixe" dans sa pensée et ses actes!(Kundun, excellent film biographique de Scorcese passe ces temps à divers horaires sur TCM) Omniprésent car invité sur les médias européens, il en disparaît dès lors, qu'après les événements de sept. 2001 les U.S.A entrant en guerre, il fera une déclaration "favorable" envers "les guerres qui ne peuvent pas toujours être évitées, et qui peuvent même être préférables"(citation de mémoire, sens aproximatif, je souligne)... Dès lors, ne faisant plus le jeu de l'Europe contre la Chine... aaah, Clausewitz, Van Creveld, les différentes sortes de guerre...
A plus, bien à vous en attendant... Teufel!
Ecrit par : redbaron | 02.03.2009
@Océane, ne soyez pas désolée, ceci me permet ausi de clarifier ma pensée, ce n’est donc pas du temps pour « rien »…
Ok, si vous avez letemps, vous pouvez le lire ce Clausewitz, si vous avez un bibliothèque près de chez vous… Préferez cependant (à mon avis) l’édition ancienne (ed.de minuit) à la nouvelle (éd. Perrin( ?). Même si ce n’est paas votre sujet favori, vous y trouverez certainement quelques notions intéressantes. Au passage, les livres de stratégies, ne sont pas mes uniques lectures…
Le Dalaï-Lama s’entretient avec quel psychiatre américain?
Psiffleur à déjà répondu,trèsbien à mon avis sur la philosophie orientale.
J’ajouterais pour ma part, que le dicton « l’homme est un loup pour l’homme » m’a toujpours déplu ! Je ne suis par exemple un louppour personne etdonc je préferes dire « CERTAINS hommes sont des loups pour les autres hommes » et il n’est pas difficile de les distinguer, et sans vouloir être contrariant, je pense qu’on y peut/pourrait quelquechose, mais je suis un utopiste… ;-)
Merci aussi à vous, et meilleurs messages aussi
Ps : Teufel ! pour que le lecteur de passage ne pense pas être ailleurs qu’ici…
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
@Père-siffleur, Teufel, ja, unt j'ajouterai, j'ajouterai... qu'aucune philosophie n'a empêché la guerre et les massacres, plusieurs, mais je ne les nommerais pas, ciiiiiiiiiiiiinglé, mais pas fou, le redbaron. Plusieurs sont ou furent facteur de guerre! Sans compter avec le mythe du "guerrier, présent dans de nombreuses contrées, et de tout continent... Ceci pour ajouter quelque chose, teufel!
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
@Océane encore une fois, ben oui...
Les japonais ne sont plus shintoïstes depuis la fin de l'ère Meiji! Même si cette religion a toujours été pratiquée, à l'instar des autres. Le bouddhisme (il manque un H, par-là,voilà...) zen, lié aux arts martiaux mais pas seulement présente un grand intérêt. De toute façon, la mentalité japonaise (en gros)a toujours intégré, absorbés puis transformé les "invasions"... Mais revenons au shinto. De tendance animiste pour résumé. Puis mêlée au zen,etc.
Les nationalistes et les partis d'extrême-droite, prônent un retour de ces valeurs, et à la société féodale... voilà.
re tout, ycompris le Teufel
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
@Homme-libre, Vous êtes venu en cerf-volant? ça vaaaa? Teufel! nachste!
Ecrit par : redbaron | 03.03.2009
Avec votre triplan, je vous aurai invité à un mariage shintoïste, ces jours derniers.
Le japonais pratique le shintoïsme pour célébrer la vie, le mariage.... et le bouddhisme (pardon pour le h) pour les morts.
Oui, comme vous le dites, les nippons "intègrent, puis tranforment les invasions".
Mais nous sommes bien loin de Clausewitz.
Joyeuse journée.
Ecrit par : Oceane | 03.03.2009
Ah! j'oubliais - cela peut intéresser aussi hommelibre:
- Préceptes de vie du Dalaï-Lama de Bernard Baudoin aux Presses du Châtelet
- L'art du bonheur de Howard Cutler Editions Robert Laffont
Ecrit par : Oceane | 03.03.2009
04:12 Publié dans Grande Tornade en Formation, Histoire, Monde, note de combat, Politique, Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, otan, osce, guerre, casques bleus, bosnie, nigéria
08.02.2009
A COMMENTAIRE DEBILE, NOTE FUMANTE… « LA BLUE MAX »
Dès le titre vous avez été prévenu! Le procès viendra tard plus tard ! Dialoguant virtuellement, merveille moderne vinis les crobes et les mi-crobes, et posant la question autour de moi, aux oiseaux de passages, au détritus (mais non, pas vous « AlerteSolidaritésSNAP »), au détritus, aux débris disais-je ramenés à moi par la G.T.F, je me suis rendu compte,que beaucoup ignoraient ce qu’était la « Blue Max »…TEUFEL, HIMMELKREUZCESTROLONG! « Mais, me suis-je dis à l’intérieur de moi-même en moi, si, si, COMMENT PEUT-ON VIVRE SANS le savoir… » Aussi, inter-Médée : Je me casse pas je copie le commentaire, unt j’arrache les caries, pour faire Alerte-gore hein ?
(..)« Vous vous payez peut-être mein kopf, aber, vous avez vraiment rien trouvé d'autres que de l'éléctro-nique? Même sur la terre nette? Même chez wiki (ah, Wiki, ah, Greta) Kartoffeln Chips! Donc, che vous conseille (unt pas seulement à vous) de prendre le temps te regarder l'excellent film "le crépuscule des aigles" (titre anglais "The Blue Max", tiens, tiens...), die nachste woche sur Arte –19.2….2009, bananes ! 20h45- (za être infodirekt von meine service secret), aber, mais devinant votre impatience culturelle, sachant que vous ne pourrez attendre jusque là, hop, je vous renseigne und die anderen leuten interessiert unt ignorante)!
En voilà une en photo:
...En forme de « croix de fer » (ça si vous connaissez pas, alors, là, je décrie et je décris, c’est une croix de Malte et si vous ne savez pas ce qu’est une croix de malte, allez vous faire… boire un ovoMalte !). Croix de fer disais-je qui était aussi une distinction, une médaille, célébrant un fait historique: Pour financer une guerre prussienne, les femmes donnèrent leurs bijoux, (non, pas leur « toys » Blondesen, à l’époque on n'appelait pas ça comme ça), celle qu’elles ajoutaient sur elles bien sur, pas ceux que la nature leur… Bref, elles financèrent donc la guerre, et pour commémorer ce fait, on fit des croix en fer à distribuer aux combattants méritants (là, je suis sûr les pacifistes mettent les munitions dans ce qui leur sert de chargeur !) Unt dernier point concernant « la croix de fer », le film titre de Sam Peckinpah, excellent film, excellent cinéaste, passe ce samedi sur RTL9 (touchours mein « intelligence service »)... Trop tard, làààà...
La Blue Max, suspendue à un ruban aux couleurs de la Prusse (je veux mon château !) est enrichie de divers petits trucs mignons, (je la porte autour de mon cou) appelés « palmes » et il est écrit dessus « Pour le mérite » en français dans le texte, parce que les liens historiques avec la France, les schmüssen, etc…. Le "cœur de France", la gatereï est aussi appelé "prussien", si ! si !
Aber, pour obtenir la « Blue Max », il fallait se lever tôt, et descendre plein d’appareils ennemis, si, si, unt les appareils humains (Warum nicht, maintenant on dit plus « prolo’s », mais ressources humaines), ben ils tombaient avec, dans les flammes ou les débris, pas de parachute, mais certains survivaient quand même… Voilà Alpenstock mit wurst ! Und Teufel Sakrament, ist es genüg? Oukouaaa? (..)
Foilà, naviguant à vue, j’ai accompli mon contrat, je « tiens le blogue le plus con de l’Internet », quoique… Alerte ! La G.T.F, bien que quelques vents précurseurs aient frappé, les côtes françaises dernièrement, et peut-être au moment ou vous consultez, n’est pas de cette nature…
Bientôt, comme promis « Our ennemi Ace », la B.D…
Ps : Envoyé par hydromail, je n’y peux rien, si les images ne s’affichent pas ou que vous vouliez en voir d’autres (de Blue Max, toutes les sortes), c’est ici :
http://www.pourlemerite.org/miscellaneous/miscellaneous.p...
Image d'ouverture d'article : Affiche du film "le crépuscule des aigles"
Commentaires
Gross Dezepzion in Teufelcolor-kitschorama, Baron !
Kein "Crépuscule" sur Arte, sondern une bluette avec Grace Kelly en plastic-wife, William Holden en plastic-hero et Mickey Rooney en plastic-clown à claques avec chapeau "clac!".
J'en ai machouilleriert mes chips-chips-chips-chips de travers !
Ach ! Il y avait sans doute de la Wasser dans le Kartoffelgaz des Programmens.
:o(
Ecrit par : Blondesen | 20.02.2009
Ach, Mein Blonde Esser, Ja, Ja, es gibt keine Worten! Unikement un crépuscule télévisuel... Teufel! Ja, eine bluette te Guerre, sans repos au lit pour le guerrier toute propre sur lui de l'uniforme repassé par sa grâce kelly! Ja, Ja, Blonde esser, les Kartoffeln chips était blondes unt vous les afez machouilliert, aber warum de travers? Ein Bedit Zeichnen exblik hatif...Ein Kama-sutra de Kartoffeln Chips?
Unt nein nicht wasser à bulles, juste ein "droit de 21h00"...if I have nicht forget mein deutsch, read on the télétexte pendant l'outrage!!! £;;'
Ecrit par : redbaron | 21.02.2009 ross Dezepzion in Teufelcolor-kitschorama, Baron !
00:55 Publié dans Cinéma, Culture, Histoire, Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médaille, pour le mérite, croix de fer, crépuscule des aigles
26.01.2009
LA GUERRE DES AUTRES… Fatalement…
« L’Égypte a fermé le point de passage de Rafah, la cause étant de possibles nouveaux bombardements des « tunnels d’approvisionnement » sous la frontière avec Gaza »… Capté sur les ondes qui ne sont pas composées d’eau, c’est à peu près ce qui à été dit… La trêve, donc… Alors, avant qu’elle ne cesse, vu que vous trépignez d’impatience, que le sujet vous passionne… (si, si)… La suite de…
« GRAND LIVRE DE LA STRATEGIE** » - convergence des contraires -
De la guerre à la paix, de la paix à la guerre*
L'intervention dans les « guerres des autres » est devenue la raison d'être de toute une série d'organisations multilatérales, extérieures aux Nations unies. Elles ont pour caractéristique commune et fondamentale de s'immiscer dans tous les conflits sans prendre part aux combats. Leur présence aggrave encore la situation.
Pour les contingents de « maintien de la paix » dépêchés par les Nations unies, un impératif domine tous les autres : éviter les pertes en leur sein. Les chefs des unités de casques bleus veulent la paix et ils la veulent d'abord avec le belligérant le plus fort localement, en acceptant ses diktats et en tolérant ses abus. Si, dans un contexte donné, l'ensemble des contingents de casques bleus transigeait avec le camp le plus puissant, leur attitude pourrait alors favoriser la paix. Dans le cas de la Bosnie, au cours des premières phases du conflit, si le camp serbe - alors dominant - avait pu défaire son adversaire plus vite et de façon plus décisive, les conditions de la paix auraient émergé de la consommation totale des forces de guerre. Hélas, si la présence de forces refusant de se battre introduit toujours une certaine dose d'apaisement, celle-ci se révèle vite inutile par manque de cohérence et de but stratégique défini. Cette conduite ne reflète d'ailleurs rien d'autre que la détermination des contingents de casques bleus à éviter les épreuves de forces et les pertes parmi leurs effectifs. Chaque unité jouant l'apaisement avec le camp dominant dans la zone où elle se trouve cantonnée, leur intervention dans son ensemble a pour seul résultat d'empêcher le rapport de forces réel d'aboutir à un nouvel équilibre, susceptible de mettre fin aux combats.
De la même manière, il est impossible pour les contingents de casques bleus, résolus à ne pas se battre, de protéger les civils pris entre deux feux ou délibérément attaqués. Au mieux, ils assistent en spectateurs passifs aux massacres et aux exactions diverses, comme cela s'est produit en Bosnie et au Rwanda. Au pire, ils collaborent au carnage, comme les casques bleus hollandais présents dans l'enclave de Srebrenica, en juillet 1995, qui aidèrent lesSerbes de Bosnie à séparer les hommes en âge de se battre - définis au sens le plus large - des femmes et des enfants, juste avant que les premiers ne soient exécutés.
Par leur seule présence, cependant, les forces des Nations unies dissuadent les populations civiles d'employer le seul remède qu'elles possèdent contre le danger : la fuite, loin des zones de combats. Persuadés qu'ils seront protégés, les civils demeurent dans leurs foyers, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. En outre, les éventuels pays d'accueil refusent le statut de réfugiés aux demandeurs d'asile venant de régions où les troupes des Nations unies sont supposées maintenir la paix. Pendant le siège de Sarajevo, de 1992 à 1994, les deux mandats - pacification et protection des civils - se combinèrent de la façon la plus perverse quand le personnel des Nations unies se livra à une inspection minutieuse de chaque vol quittant la capitale bosniaque afin d'empêcher toute fuite de civils, en application d'un accord de cessez-le-feu négocié avec les Serbes de Bosnie, qui, pour leur part, n'hésitaient pas à violer régulièrement ce même accord.
D'autres institutions, telles que l'ex-union de l'Europe de l'Ouest ou l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ne disposent même pas d'une structure de commandement rudimentaire équivalente à celle des Nations unies, ni de mandats spécifiques sur les armées nationales, et encore moins de troupes en propre. Ces organisations se sont néanmoins fixé pour mission d'intervenir dans les situations de crise, avec les résultats que l'on imagine. Privées de forces capables - au moins sur le papier - de combattre, elles satisfont les penchants interventionnistes de leurs états-membres, sinon leurs propres ambitions bureaucratiques, par l'envoi, sur le terrain, de policiers ou de gendarmes équipés d'armes légères, voire non armés, quand elles ne se contentent pas de simples « observateurs ». Le code de conduite de ces divers détachements est conforme en tout point à celui appliqué par les troupes de maintien de la paix mandatées par les Nations unies, à cette différence près que les conditions dans lesquelles ils opèrent les incitent à plus de complaisance encore à l'égard du camp dominant. Et, quoiqu’ils ne sauraient seulement songer à protéger les civils en danger, leur simple présence, une fois encore, dissuade ceux-ci de chercher leur salut dans la fuite.
Les organisations militaires, telles que l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) ou le Groupe d'application du cessez- le-feu des états d'Afrique de l'Ouest (Ecomog), impliqué dans le chaos au Liberia et en Sierra Leone, ont les moyens nécessaires pour arrêter les guerres. Leurs interventions ont, elles aussi, des conséquences négatives, en ce qu'elles prolongent les hostilités, mais elles devraient, pour le moins, aider à la protection des civils dans cet état de guerre prolongé. Même cet aspect de leur mission est un échec. Les commandements militaires multinationaux impliqués dans des interventions désintéressées ne voient aucune justification à mettre leurs hommes en péril et, de ce fait, évitent les risques à tout prix. Cela se vérifie avec les détachements issus de pays du Tiers-monde, qui attendent des Nations unies une compensation financière généreuse en contrepartie de l'intervention de leurs soldats mal armés, mal entraînés et mal payés (et qui recourent souvent au pillage et au marché noir en manière de dédommagement). Mais les forces les mieux payées et les mieux entraînées, celles des plus grandes armées du monde adoptent la même attitude. Lorsque les troupes américaines arrivèrent en Bosnie, en application des accords de Dayton, signés en 1995, ordre leur ayant été donné d'éviter tout incident, pas un seul des individus recherchés pour crimes de guerre ne fut interpellé en franchissant leurs contrôles, au cours des années suivantes.
D'un simple point de vue institutionnel, il est d'ailleurs exclu que le commandement d'une force multinationale exerce un contrôle de qualité sur les troupes mises à sa disposition par les états- membres, puisque aucune différence d'aptitudes ne saurait être admise entre celles-ci. Pour des raisons similaires, il n'est pas envisageable de leur imposer des normes éthiques ou tactiques communes. Au-delà même du choix délibéré de la prudence, le déploiement coordonné de troupes aux capacités hétérogènes tend à réduire le niveau d'ensemble au plus petit dénominateur commun. Cette règle s'est vérifiée aux dépens du contingent britannique en Bosnie, avant 1995, ou pour les vigoureuses troupes d'infanterie de marine nigérianes en Sierra Leone. Dans de telles circonstances, des corps d'élite se soucient en priorité de leur protection, tactique antagonique avec le maintien de la paix ou la protection des civils.
Ce phénomène de détérioration de l'efficacité, dans le cadre d'opérations multinationales, n'a pas fait l'objet d'études en tant que tel, mais ses conséquences n'en sont pas moins visibles partout où les crimes, les mutilations, les viols et les tortures se poursuivent en dépit de la présence des Nations unies. Il suffit parfois d'une exception pour prendre la mesure de la réalité habituelle : en 1993 et 1994, quand l'unité blindée danoise présente en Bosnie se résolut à riposter à chaque attaque elle obtint très vite le calme.
Si la dégradation de l'efficacité en passivité n’était pas la règle, un exemple comme celui-ci où les troupes de combat agissent comme des troupes de combat n'aurait jamais retenu l'attention.
A l'inverse, le bilan de l'Ecomog en serra Leone est émaillé d’incidents : débandades successives devant des escouades rebelles, composées d'enfants-soldats ; pillage organisé par les commandants d'unité ; viols innombrables et, dans quelques cas, exécutions sommaires. Hélas, la protection des civils menacés par les combats reste absente de ce bilan.
* titre de partie et de chapitre
** Editions Odile Jacob 2002
Image: Joe Kubert "Le Baron rouge" ("Our ennemy Ace")
Voilà… Notez encore une fois que cette partie parle de conflits extérieurs au SOUCI principal… Mais, rassurez-vous, les passions vont bientôt se déchaîner, le nez de mon DR1 le sent. « Les tunnels », le Pakistan* ou des manifestations « anti-coalitions/américaines » ont lieu, et avec l’Inde, et l’Afghanistan*… Et si les Américains se retirent de l’Irak, l’Iran prendra-t-il la place? Suite du feuilleton sur les Ondes qui… Teufel, LA G.T.F approche encore des côtes...
04:13 Publié dans Histoire, Politique, Stratégie, Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, otan, forces d'interposition, bosnie, liberia, sierra-leone
28.11.2008
Europe, hémisphère-nord…
Je me les caille de plus en plus en altitude, et à propos de cailles, il y en a une qui est tombée toute rôtie et juste à point, car j’avais faim, et toujours pas de Jasta à l’horizon… Normal. Il semble que le Front se soit dilué sur l’ensemble de la planète, qu’il ne s’agisse momentanément plus que d’une guerre de position. Momentanément…
A cela, s’ajoute la Grande Tornade en Formation… C’est d’elle que doit provenir la caille rôtie, ce qui prouve qu’il fait très chaud à quelque part…
« Il fait froid dans le monde, il fait froid… et il y a des incendies qui s’allument dans certains endroits, parce qu’il fait trop froid *», Voilà, toujours une chanson au coin de la bouche, Brigitte Fontaine cette fois, tsk, tsk!
Fok! AH, OUI ! Évidemment bien sûr, on recause un coup de stratégie! Si, si, enfin pas à proprement parler … Par une citation d’un Général suisse particulier, non pas celui-là, l’autre… Alors, alors, attention, c’est des extraits, unt faut que je sorte et déplie le bout de papier, et avec les gants…
Voilà…
Alors, teux boints : « La guerre deviendra un fléau plus terrible que jamais, car la population des nations civilisées sera moissonnée, non comme dans dans le Moyen.Age, afin de résister à des peuples sauvages et dévastateurs, mais pour le triste maintien d’une balance politique et afin de savoir au bout d’un siècle, si telle province aura un préfet de Paris, de Petersbourg ou de Vienne, QUI LA GOUVERNERAIT D’APRES LES MEMES LOIS ET LES MÊMES USAGES A FORT PEU DE CHOSE PRES. Il serait bien temps néanmoins, que les cabinets revinssent à des idées plus généreuses, et que le sang ne coulât plus désormais que pour les deux grands intérêts du monde.
Si ce vœu, vraiment européen, doit être relégué à côté des beaux rêves sur la paix perpétuelle, déplorons les petites passions et intérêts qui portent les nations éclairées à s’égorger impitoyablement que les barbares ; DEPLORONS CES PROGRES DES ARTS ET DE LA CIVILISATION, qui en faisant de la science diplomatique un labyrinthe inextricable, en ont fait aussi la source de tous les déchirements du genre humain. »
J’ai mis en gras moi-même avec mes gants tachés de graisse…
Foilà, Antoine de Jomini… Pas un inconnu dans fos contrées, hein? C’était la conclusion ultime de son/ses ouvrages « Les guerres de la révolution », écrit au début du 19ème siècle… Avant qu’il ne devienne général lors de la guerre civile en Suisse, dite Guerre du « Sonderbond » ou « Sonderbund » ou encore « Sondrebond ».
Et alors ? Unt was ? Relisez unt comparez avec l’histoire! Eins, zwo, qui fit connaître moi, drü, depuis… Il y a des gens comme ça, ils ont l’esprit prospectif!
Unt l’europe politique, là, maintenant, il faut remplir des « critères » pour en faire partie, mais si on veut en sortir, on fait comment ? y-à-t-il un médecin, un docteur en quelque chose, voire un simple pékin (sic) pour l’expliquer ?
… De la-haut, je vois toujours la Grande Tornade en Formation… qui tournoie telle un vautour…
Commentaires
"s’égorger impitoyablement que les barbares ;"... désolé faute de frappe chirurgicale et doigt gelé "s’égorger PLUS impitoyablement que les barbares ;" c'était marqué sur ma note de lecture, teufel, teufel, et re-teufel! Fok! Che suis touchours très Kolère!
Ecrit par : redbaron | 28.11.2008
05:38 Publié dans Grande Tornade en Formation, Histoire, note de combat, Stratégie, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jomini, europe, guerre, sonderbund



