24.01.2010
« =+= »VON KRIEG: COMMENTAIRE ET CONSIDERATIONS SUR LES « CONSIDERATIONS »… UNT KOPFWEH! Donc schluss danach...
Teufel! Mein DR1, bayerische pille, bitte! j’ai un doute! Vais-je être dégradé comme eine vulgaire lessive ? Che crois ma présentationen de texte, demande jetzt et pas die nachste jahre, s’il y en a une, à être plus poussée , aber… Ja, Teufel! Schwerige sache! Eine zwite bayerische pille, ja, pour les batteries de cerveau-kopf ! So ein kommentatur , unt les ideen …Teufel branche le logiciel anti-accent mein DR1, Bitteschön, dankeschön…. Danke! Merci…
Il va s’agir donc ici et là de considérations sur le texte de Freud, mais surtout inspirées par le contenu d’un commentaire et les courants de pensée actuels qui y sont inscrits. Ce sont ces derniers, et non le commentateur lui-même qui motivent cette note en si bémol.
Cielcroixsacrement, assez digressé, je commence.
La forme du texte cité, poétique dans son langage, quelques traits d’humour grave certes, mais d’humour, de son auteur Sigmund Freud.
Remarque sur sa lucidité aussi dans son époque. Certes ce texte date de 1915, il est donc daté, une année dans une période importante. Cette datation n’est point à mes yeux un défaut. Ou alors que l’on précise pourquoi. Bien des choses écrites entre 1915 et hier après-midi, qui se donnent comme pensées ou découvertes, ne valent le moindre concept émis dans ce texte, tant dans ce qu’elles disent que dans la réflexion qu’elles pourraient susciter. Vu qu’elles n’en comportent aucune, pourquoi vaudrait-il la peine d’y réfléchir.
Il est une « manière de voir » qui prévaut actuellement, que ce qui porte les traces du temps, souffre de la fatalité de présupposés erronés. C’est à dire, faux! Dans une société et une époque devenant obscurantiste, celle que l'on connaît, et qui nous connaît, où malgré les milliards de tonnes de livres et les Gigaoctets de « savoir » à disposition, si l’on fait la part ou le calcul des possibilités par rapport aux réalisations, l’intellectuel, le penseur actuel n’a pas inventé le briquet, ni la lampe de poche. Bien au contraire, il souffle toutes les bougies qui permettent aux autres de lire, afin que son obscurantisme et sa soumission largement stipendiés demeurent. Il affirmera tout et son contraire au culot, portera chemise, blanche par exemple, critiquera et exclura quiconque fut plus capable que lui, en demandant approbation et flatterie.
Il ne s’agit pas de faire des écrits de Freud une religion, telle qu’il en existe déjà une, avec ses églises, ou de l’alimenter. Mais porter depuis notre époque un jugement réducteur sur une pensée fondatrice d’un nouveau regard, qui peut grandir le genre humain pour autant qu’il en fasse usage, c’est annuler notre époque, valider sa régression. La psychiatrie de Freud est humaniste, celle qui prédomine aujourd’hui est productiviste et ressort comme tout le reste, du rendement, de la culture du résultat, du commerce.
Là, Freud non seulement fait une démonstration pertinente du rôle de l’État quelle que soit la nation qu’il gouverne, État dont il pourfend l’hypocrisie. Il responsabilise d’autant le citoyen gouverné dont il démasque et analyse la soumission, l’abandon par celui-ci de son propre destin plutôt que l’adhésion, par libre arbitre, au bien commun, à la société civilisée. Mais si vous l'avez lu, vous l'avez déjà lu.
Concernant Freud, un « mouvement de MODE » depuis plus d’une décennie veut non seulement en ignorer la pensée, et les quelques progrès qui en résultèrent par héritage, mais dissuader ceux qui sont concernés, c’est-à-dire tout le monde au vu du sujet traité, d’y prendre intérêt pour en combattre la subversion. Cette « MODE », se satisfait du commerce et c’est son rôle. Pour de tels mouvements qui s’occupent ou de futilités ou de chiffons, le commerce est le but en soi. Le commerce pour l’actuelle société, est devenu seule et unique culture. Et doit le rester. La connaissance des pulsions et motivations profondes de ce CA gouvernant les hommes pourraient contrecarrer une telle société, et divers autres modèles de rechange.
Si Freud dans son texte parle de désillusion, en en démasquant les causes illusoires, force est de constater que l’époque qui s’illusionne pousse les hommes pour autant que ceux-ci en possèdent encore, vers de plus grandes désillusions. Soviel noch zu sachen… denken, sckrypten…
Was ? DR1, traître, dummkopf, noch einmal tu me sabotagen! Was? che skrypte konnerie! So, was denkst du de Freud, de la psychanalyse par comparaison aux "comportementales" ja, ich warte!…. So, che voir tu prends ton temps sooo, envoie-nous de la musik!
Ich weiss nicht, allez tu es si malin ! Meiiiiiin DééééèèèR-ein! Ja che boute! Tu m’innerve, et la minerve me gratte… Was? Laquelle ? Pearl Jam « do the evolution » oder ?…Achteufel ! Ja, la seconde, pour les klinis kinder, oui, bienvenue les enfants… Bienvenue...Depuis 1915, vos parents ont fait de grands progrès... Bienvenue...
Image: An-artiste
04:46 Publié dans Survol de tranchée | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : freud, datation, mode, subversion, ca, comportementale



Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://volsdeguerredansuntriplan.blog.24heures.ch/trackback/26254
Commentaires
Bonjour Redbaron. On peut retourner le problème dans tous les sens, société de consommation ou pas, l'être humain est un être de souffrance qui souvent ne parvient qu'à transcender sa souffrance en actes violents et débiles. je ne sais pas si la société peut aller vers une authentique société de progrès, c'est-à-dire une société vraiment humaniste qui arrête de se fracasser la gueule pour des motifs parfois si futiles et parfois un peu plus sérieux. Je comprends votre désillusion. elle est mienne aussi. On croit que le savoir, la culture, la construction éducative d'un être humain devrait logiquement nous permettre de sortir du cycle infernal de la violence. C'est oublier que des êtres de culture sont aussi capables des pires crimes. Il suffit pour cela de penser au régime nazi. Franchement, c'est désespérant de vouloir faire acte de progrès de l'humanité. Mais si on n'y croit pas, alors c'est encore plus désespérant car on se rend compte alors, qu'impérativement, nous aurons à nouveau les génocides, les camps de concentration, et même les bombes atomiques qui nous tomberont sur la tête. Donc, vaut mieux croire au modèle d'intelligence dont vous êtes un des acteurs. C'est déjà ça de gagner sur l'ennemi, l'horreur et le chaos. Bonne journée, Herr Doktor Redbaron
Ecrit par : pachakmac | 24.01.2010
Cher Redbaron, la profondeur de ces réflexions mériterait d'être mise sur la table en chaque moment. Mais le malheureur de la conscience est de nous révéler à chaque pas l'étendue de la conscience du malheur de notre condition humaine.
Les déclamation citées sont touchantes, qu'elles soeint de Freud, de Jankelévitch, de Hegel ou encore de Jung (que j'affectionne particulièrement pour son génie de scrutateur de l'âme, notamment en ce qui concerne le désir de mort).
Comme le dit Pachakmac, "des êtres de culture sont aussi capables des pires crimes". La plupart de nos dirigeants, cyniques et cruels en dépit de apparence ou des discours convenus sur notre démocratie ont même fait de longues études. Pour quel résultat?
On reçoit des coup de pied dans la gueule de toutes parts, que ce soit du petit médiocre assoiffé de reconnaissance, prêt à toutes les bassesses pour obtenir tel avantage - comme on le voit dans des certaines associations ou partis - que ce soit par des gens qui semblent nourrir de l'amitié à notre égard mais qui à la première occasion vous plante le couteau dans le dos.
L'homme est un être essentiellement et inévitablement malheureux, de par sa nature même. L'illusion du progrès a fait son temps; celle du savoir et de l'éducation menant à la civilisation est partie en fumée : les preuves flagrantes de violences débiles nous sont apportées chaque jour.
Il reste peut-être à espérer que la race humaine disparaisse comme d'autres espèces ont disparu puisqu'elle a fait son temps. Les prouesses de résilience développées à travers les siècles par chaque individu jeté sur terre se sont essoufflées.
Nos efforts pour notre survie, même dans nos vies malhonnêtement qualifiés de cotonnées, s'anéantissent à chaque minute devant tant de violence sournois, de manque de respect élémentaire, d'hypocrisies choquantes, d'intentions pourries!
Et les qualités de force de caractère, d'intelligence ou morales font pâle fugure ...
Vous souhaitant une belle nouvelle année, je tiens à vous remercier pour chacun de vos billets.
Ecrit par : Micheline Pace | 24.01.2010
Sympa de mettre le commentateur à l'abri de vos critiques, herr Doktor RB, et sympa aussi de mettre un lien sur www.utopieurgente.org
Ceci dit, il n'est pas très fair de ne retenir du-dit commentaire que la phrase affirmant que Freud date un peu. De fait il date. Cela ne signifie pas que tout ce qu'il a dit est erroné, bien sûr et encore moins que tout ce qui a été dit depuis, ou que tout ce qui est dit maintenant est juste. Loin s'en faut.
Seulement il vivait dans un monde où la pensée reconnue comme telle se limitait, en gros, à l'Europe et à l'Amérique du Nord. Et encore. On savait bien qu'il y avait des gens ailleurs, mais c'est tout juste si l'on admettait que c'était bien "des gens". Ce qui fait qu'un Scipion, qui en doute encore, est sacrément anachronique.
Impossible aussi, à son époque, d'imaginer que l'on puisse vivre dans un Etat-monde. L'Etat Nation ne semblait pas une dimension qu'il soit possible de dépasser. Maintenant si.
Cela étant, je persiste et signe: si les différences culturelles peuvent être source de conflits, notamment par peur, et notamment lorsqu'elles se compliquent de différences religieuses, elles ont peu de risques de déboucher sur des conflits ouverts, lorsqu'il n'existe aucune rivalité économique ou aucune vision expansionniste - elle même motivée par des considérations économiques. Dans le cas de la guerre de 14, par exemple, l'explosion du système de libre-échange mis en place en Europe à la fin XIXème explique largement la guerre. La question de l'Alsace et de la Lorraine (ma grand-mère était lorraine) étaient elles culturelles ou économiques ? Le fait est que la langue parlée en Alsace et en Lorraine était plus proche de l'allemand que du français. L'architecture, les coutumes y sont clairement germaniques. Mais les Rhénans sont en fait, comme les Suisses et les Belges des descendants de la Lotharingie, ni vraiment latine, ni complètement germanique
Après, cela devient une revendication identitaire que de les récupérer, mais à la base, c'est clairement une revendication territoriale, donc plutôt économique, de même que la France et l'Allemagne étaient en conflit économique en Afrique et dans l'Empire turc, etc... Alors on choisit un prétexte culturel pour ridiculiser l'adversaire et mobiliser le bon peuple...
Et les gens qui se livrent à ce tour de passe-passe sont des dirigeants économiques et politiques.
Monnerat n'a rien inventé, il se contente de reproduire les thèses des penseurs néo-cons étasuniens, qui leur servent notamment à démontrer qu'en vérité, les Etats-Unis ont gagné la guerre du Vietnam, parce qu'une armée démocratique est forcément plus performante que l'armée d'un régime totalitaire. Si les stratèges de l'armée suisse n'ont que ce genre de conneries à se mettre sous la dent, on est vraiment mal barrés !
En plus identifier clairement les organisations internationales comme l'ennemi du futur à combattre et y préparer l'armée est une décision politique GRAVISSIME (et à mon avis d'arrière-garde) qui mériterait pour le moins un débat démocratique... On a tout de même voté pour entrer dans l'ONU, ce me semble ??? Notez, on peut revoter, mais il faudrait revoter d'abord avant de commencer à préparer l'armée à combattre par les armes un organisme voué à la paix dont nous sommes membres et au sein duquel nous réclamons - et obtenons - des responsabilités!
Les organisations internationales sont imparfaites, c'est évident. Elles ne défendent pas toujours nos intérêts, c'est normal. Si à chaque fois que Berne prend une décision contraire aux intérêts de Genève ou Vaud, un huluberlu militariste clamait qu'il faut préparer nos milices cantonales à nous défendre contre Berne, où irions nous ? A marches forcées vers le Moyen-âge !
Il est tout aussi normal et évident que toute les décisions de gestion ne doivent pas être prises au niveau mondial. Il faut même renforcer les pouvoirs locaux dans un certain nombre de domaines. Mais il y a dans ce monde des problèmes qui doivent être traités au niveau mondial. C'est le seul moyen de les résoudre.
Savoir à quel niveau traiter quel problème, cela s'appelle la subsidiarité et c'est une spécialité helvétique. Ce n'est pas une question de mode, c'est une question de tenir compte de l'état du monde et de la somme des connaissances accumulées pour essayer d'en tirer le meilleur parti dans l'intérêt de tous. Qui n'est pas, selon moi, l'intérêt des seuls suisses, mais l'intérêt des 7 milliards d'êtres humains.
Ecrit par : Philippe Souaille | 24.01.2010
@Micheline Pace
N'ayant rien d'intelligent à ajouter, pour le moment du moins, aux commentaires qui précèdent, je me contente de relever, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas, un mauvais emploi lexical dans votre texte. Il vaudrait mieux dire "espèce humaine" que "race humaine". D'abord parce que c'est juste du point de vue biologie et de l'anthropologie humaine, ensuite parce que cela fait un usage de moins d'un terme galvaudé à loisir, et cela dans presque tous les sens de son emploi.
En attendant de faire mieux, peut-être, je profite d'user de votre espace pour faire mes bons voeux à redbaron, notre ami en désespoir et en efforts pour y survivre, maître donc de la coexistence des opposés.
Ecrit par : Mère | 24.01.2010
J'ajoute que le discours dépressif de l'ermite solitaire peut certes se comprendre et il a toute sa place ici, comme contrepoint, mais il ne saurait guider la réflexion humaine.
Le progrès n'est pas un vain mot et l'Histoire n'est pas finie. Chaque progrès génère son lot de problèmes, mais il faut continuer d'avancer, parce que malgré tout, les choses s'améliorent peu à peu.
Ainsi, nous savons aujourd'hui que les utopies seules ne marchent pas. Il faut apprendre à construire l'avenir et à réguler nos sociétés en tenant compte des défauts des carences humaines. C'est certainement notre principal challenge en ce début de XXIème siècle
Ecrit par : Philippe Souaille | 24.01.2010
@ Mère : va pour "espèce humaine" mais après le magistral essai d'Antelme, excellente référence en la matière, je ne l'ai plus vraiment utilisé. Stylistiquement, l'appellation "race humaine" était un petit clin d'oeil au fait que quelles que soient les cinq races convenues, nous faisons partie tous d'une humanité commune.
Bien à vous!
Ecrit par : Micheline Pace | 24.01.2010
Les échanges avec Ph.Souaille le mondialiste équivalent à des discussions entre athées et croyants. Stériles. Il est le parfait représentant de ces gens qui cherchent le pouvoir par les Institutions. Autrefois étatiques, aujourd'hui supra-étatiques. Il oublie simplement qu'à ce jeu-là, il sera toujours perdant.
Ces grandes Institutions sont à l'image de la Commission des droits de l'Homme, dirigée par la Libye, des tremplins pour régler le compte de la civilisation occidentale, dont Ph.Souaille fait partie même si cela ne lui plait guère. Les autres se chargeront toujours de le lui faire comprendre...
C'est dans ce sens-là qu'il faut comprendre la citation de Monnerat et non comme une entrée en guerre contre les NU. Quelle malhonnêteté intellectuelle !
Micheline Pace@ Que vous le vouliez ou non, du bout des lèvres ou comme vous voulez, parler de race humaine est erroné. Homo sapiens est une espèce et nous en faisons partie. Ce qu'il y a d'effrayant dans votre texte, c'est qu'on y devine ce que vous et les vôtres auraient fait des Néandertals...
Ecrit par : Géo | 24.01.2010
Géo, les Nations Unies sont perfectibles, je ne dis pas autre chose. Entre autres parce que nous (l'occident) y disposons d'un pouvoir qui n'est plus représentatif des rapports de force mondiaux. Cela ne signifie pas que nous devons remettre le pouvoir aux Libyens ou aux Iraniens, à qui justement le système actuel, en laissant trop de place aux Etats-nations, peut accorder trop d'importance à un moment "t" dans une situation "x", sans que cela corresponde à rien de raisonnable ni de sensé.
Et excusez-moi, mais si la danger vient de la commission des droits de l'homme, il n'y a aucun danger, parce qu'elle n'a aucun pouvoir, en dehors des embruns de l'agitation médiatique.
La gestion du monde doit être repensée avant qu'elle ne dégénère en affrontement généralisé. Et tant que nous bénéficions encore de quelques arguments économiques et technologiques susceptibles de donner du poids à nos arguments.
Vous pouvez considérer le fait d'en débattre comme un affrontement stérile, mais je suis plutôt d'avis qu'à force d'en parler, on crédibilise l'idée, qui d'utopique et farfelue il y a 3 ou 4 ans, est devenue aujourd'hui un élément de réflexion que l'on ne peut plus négliger.
Quant à la soif de pouvoir dont vous m'affublez, ou affublez les gens qui pensent dans le même sens, c'est carrément gratuit en ce qui me concerne. Je ne serai jamais un cadre de cette potentielle future administration, tout au plus un commentateur.
Pour ce qui concerne les hommes de pouvoir qui solliciteraient les suffrages (car personnellement je ne peux concevoir la mondialisation autrement que démocratique) des peuples des nations, j'ai plutôt le sentiment qu'il sera toujours plus complexe de transformer un gouvernement mondial en dictature que n'importe quel gouvernement national, précisément parce que les dictatures, généralement s'appuient sur une ethnie, ou une nation, ou une religion, souvent les trois ensembles, pour régner au détriment des autres... Rien de tel n'est possible à l'échelle mondiale.
Ecrit par : Philippe Souaille | 24.01.2010
A part ça, Géo, si j'ai bien compris, vous êtes croyant, tandis que je suis athée. Mais curieusement, c'est moi qui pense qu'il y a de l'espoir et vous non...
Ecrit par : Philippe Souaille | 24.01.2010
Où êtes-vous allé dénicher l'idée que j'étais croyant ? Je pense que dieu sera la prochaine grande découverte scientifique, si tant est que qqn ait la capacité de la faire. Je veux dire que je pense qu'il nous manque une clé importante dans la compréhension de la vie et de son évolution, sans parler de la création (que font tous ces atomes dans ce vide ?). Je ne crois pas que cela puisse être défini comme une croyance.
Depuis quelques temps, mes quotidiens sont "arab news" et parfois, comme ce w-e, le "Jordan times". Ce genre de cure vous ferait le plus grand bien. Vous y liriez entre les lignes la "Weltanschauung" arabe, que je résumerais par une simple formule à votre intention : ce sont tous des "scipion" quand ils s'expriment sur les Westerners. Pourquoi devrions-nous nous renoncer à notre identité de Suisses, alors que partout dans le monde, les non-Occidentaux sont fiers de la leur (alors qu'elle peut être très antagonique avec la nôtre)?
Ecrit par : Géo | 24.01.2010
@ Géo : race ou espèce humaine, peut importe! Relisez Robert Antelme, rescapé des camps et ami de Marguerite Duras, vous verrez que ça n'est qu'un jeu de mot. Une chose est sûre, c'est les qualités intellectuelles ou morales ne changent rien à notre condition humaine et l'issue fatale qui en débouche! Les gens ont de l'espoir parce qu'ils sont désespérés. Entre l'homme du Néandertal et l'homme d'aujourd'hui, vous verrez facilement qu'il n'y a aucune différence du point de vue psychologique, au-delà des décors apparents. Des exemples, il y en a tous les jours. Il faut assumer l'échec de l'aventure humaine et non se raconter des histoires. La bêtise prédomine, notamment lorsqu'il s'agit de décider. à force de dissocier nature et culture, on en arrive à des inepties telles ... Enfin, les discussions théoriques sont intéressantes mais elles ne forment pas l'essentiel de la vie!
Ecrit par : Micheline Pace | 24.01.2010
Teufel, Antwort, jetzt, @Pachakmac, che trouve qu’il est mieux de mettre les problèmes à plat, ja, aber… Wieso avec la société de consommation, par ex. Celle-ci existe, (vue ici du seul point de vue psychologique, unt je n’engage que moi-même (évidemment, qui d'autre?) dans cette vision même si d’autres l’ont décodée avant moi), et se fonde sur la frustration, et son but et de satisfaire un besoin inassouvi, en empêchant en plus son assouvissement, pour perdurer à l’infini. Son but, interposer entre l’être et son désir un objet vendable. Ses moyens, l’emballage, la publicité, pour les plus simples.
« L’homme n’est qu’angoisse » disait un allemand (encore! :-…) célèbre tellement, que j’en ai oublié le nom. Freud lui (encore) parlait de sublimation dans l’acte artistique ou créateur. Celui-ci, empêché par les conditions d’existence citées tant par Freud, que par la modeste (si, si) analyse ci-dessus, se mue en volonté de destruction. Qu’on n'en conclue pas, Teufel, que je suis pour une art-thérapie quelconque. S’il en existe et qu’elles font du bien à ceux qui pratiquent, ist gut, punkt. Mais certainement insuffisant pour l’ensemble de l’humanité, et pas elle seulement, car il faut que Tout paie ses frustrations.
La culture, surtout en tant qu’objet séparé de l’existence, n’est pas garante de la non-criminalité de ceux qui s’en réclament. Le régime nazi, (l’horrible, que l’on ne m’attribue point de sympathie par omission, bitte !) se distingue surtout par l’industrialisation du meurtre de masse, et de sa décision, ainsi que de l’esclavage élevé en valeur morale. C’est cette décision, et cette industrielle manière, et non le nombre de cadavres qui le distingue du stalinisme (horrible aussi). Ainsi de leurs successeurs. Pour le reste, les actes guerriers, de conquête, leur brutalité etc., de ces même nazis, déjà dans son texte, Freud en fait une analyse qui reste d’actualité et que je me garderais de répéter.
Se plaindre de ce que les hommes en guerre soient des salauds, c’est oublier que la guerre fait de l’homme un salaud. Prendre conscience que ce salaud nous habite même en temps de paix, le comprendre intimement pour en maîtriser les pulsions, y compris dans ces mêmes temps de paix, ou ces intermèdes entre deux guerres, et se pardonner de ne point être parfait, semble être une base pour échapper à la loi de la jungle.
Je ne sais si je suis intelligent, et n’y prétend point d’ailleurs, tant de prétendants s’y sont égarés. Je suis comme tout le monde, je cherche.
Bonne journée à vous aussi Pachakmac
Ps : Ce n’est pas vraiment le lieu, mais vu que je vous ai ici, j’ai lu un de vos commentaires chez CMJ, et concernant votre questionnement sur « Dieu est-il bon ? » (je résume) je me permets de vous conseiller la lecture de… Stephen King, son roman « Désolation », si ce n’est déjà fait. Sans être un livre Théologique, etc., il est de bonne réflexion.
Ecrit par : Redbaron | 25.01.2010
@Micheline, Ce que l’humain savoir, ceux que vous citez entre autres, sont signes de son progrès, mais celui-ci peine à concilier nature et culture, ici toujours considérée comme non séparée, non spécialisée. Hors nous vivons avec des dirigeants, dont le rôle est de prolonger cette séparation, les études (afin de créer une « élite », « voire un corps d’élite ») en font partie.
Dès lors, la création d’une telle élite, provoque une scission dans la société humaine. Cette division s’affirme d’elle-même par le terme, s’il y a « élite » il y a inférieur. Cette division est créatrice de concurrence et de compétition, d’intrigues, de conflits d’intérêts donc de guerre. Et c’est évidemment les inférieurs qui sont chargés de vider la querelle.
Vu d’un point de vue psychanalytique, (simpliste, voire de supermarché, je prends les devants) on peut dire de chaque « gouvernant », qu’il sublime sa névrose. La soif de reconnaissance, plutôt que le réel intérêt au « bien public », prouve à l’envi une carence affective, de même la soif de propriété démasque une psychose d’insécurité, hin, hiiiin!
De sorte, j’en conclus, bien que n’ayant qu’effleuré le sujet, que l’humanité n’a pas à disparaître, mais à faire en sorte de changer les conditions (qui ne sont effectivement pas cotonnées) qui la gouverne.
Teufel! Mais qu’ont-ils mis dans ces kartoffeln chips ?
Bien à vous Micheline, merci pour vos vœux, que je vous renouvelle, et pour votre intérêt.
Ecrit par : Redbaron | 25.01.2010
@Philippe Souaille, Teufel, ja, j’ai essayé, mais pas uniquement à l’abri de mes critiques. Je ne voulais justement pas que ça puisse être lu comme critique personnelle, mais écrire les réflexions que votre commentaire m’avait suscitées. Nicht négative sache, donc, nein ? Aber, ja, je remarque vous êtes le second à me titrer Doktor, warum ? Je ne soigne rien, même pas mein rhume. Normal, pour le lien, même si je ne suis pas entièrement d’accord avec tout, je trouve intéressant, so, comme pour Freud, Luttwak (ici, ja il y a eine jahre déjà) etc., que les leuten puissent connaître. So.
Ja, j’ai réfléchi, à propos du Fair-play, (je ne suis pas sportif pour un rond), avant de publier la note. Unt il me semble je n’ai pas isolé, ou retenu de votre commentaire… andere sache que ce que vous avez écrit. Minuten, eine andere renard de feu…
Ja l’état-nation, aussi, car comme je le dis ci-dessus, mais je vais le répeter, pour ne pas faire le yo-yo avec l’écran, Freud analyse l’Etat tout court, indépendamment de la nation qu’il représente. Et actuellement, les organisations mondiales supra-nationales y resssemble facheusement, à ces états, (barbarie masquée, et soumission exigée, notamment au « libre commerce ») et comme à l’époque de la « Grande guerre », quasi aucun membres de ses organisations n’y a été élu, bien que tous aient le mot « démocratie ». à la bouche. (Mais Teufel, ich habe nicht der zeit fur dass analysiert!)
Unt aussi « se gourre complètement ». Unt je n’ai pas répondu faute de tempo, mais bon, je trouve une affirmation et combattue par la ligne d’après, si je peux me permettre, tout en avouant que je suis moi-même assez confus. Jetzt, Finiten, mit cet commentaire.
Passons à celui-ci. Je lis que vous persistez avec la datation. Bon. Je continue à penser que celle-ci n’a d’autre importance qu’historique. Elle démontre qu’une pensée même affûtée n’est point à l’abri de son époque, et l’Histoire, comme l’histoire de la pensée, peut, j’allais écrire « doit » nous rendre humble quant à nos capacités intellectuelles, réelles ou supposée. Certains propos que tiens Freud, seraient taxé aujourd’hui de « suprématiste blanc » (et je reste étonné que personne.. enfin vu que j’avais skrypté que seuls les Dummkopf s’y arrêteraient…). Mais je ne suis pas d’accord de dire avec vous de sa pensée qu’elle se limitait en gros à l’Europe et à l’Amérique du nord, ni qu’il ait exclu de l’humanité le « non-civilisé ».
Cette note supplémentaire, à été écrite pour contrecarrer une tendance qui ne se contente pas de critiquer les pensées antérieures à notre époque, dans ce qu’elles ont de faux, mais de condamner l’œuvre entière. Pour Freud, ce fut d’abord sur le concept « d’hystérie » qu’il fut attaqué. Or, pour qui à lu les textes, Freud, n’affirme que ce qui tient de recherche aboutie, pour le reste il émet des hypothèses, et souligne que ce ne sont que des hypothèse, qu’il faudra que d’autres vérifient, car que le temps lui manque. Cette manière de communiquer est présente dans les « considérations sur la guerre et sur la mort », le doute y est inscrit dans les formulations. Les émotions qui le submergent sont avouées. Loin d’un « maître à penser », Freud responsabilise son lecteur. A lui d’être attentif.
Voilà en gros et selon mes moyens ce qu’il m’est possible de répondre sur ce sujet.
Les autres sujet que vous développez, je ne les commenterais pas ici, mais les questions posées (Etat-monde, mondialisation capitalise, etc.,) sont en cours de discussion au « Trio Infernal », nous verrons ce qu’il en sort et quand, mais vous n’en êtes pas l’enjeu.
Teufel, il se fait tard, il devait vraiment y avoir quelque chose dans ces Kartoffelnchips!
Bien à vous Philippe.
Ecrit par : Redbaron | 25.01.2010
@Mère, Géo, Teufel, désolé de ne pas avoir plus de temps, mais soyez assuré de l’intérêt que je porte à vos réflexions, et par ce court kommentatur, je vous adresse mes amitiés.
Bien à vous
Nachste, à bientôt
@Tous, faute de temps, il est possible que je ne puisse pas répondre aux commentaires que pourraient susciter mes réponses, et je m'en excuse d'avance. mais je lirais ceux-ci, ou la suite des conversations avec attention.
Merci à tous.
=o=rb
Ecrit par : Redbaron | 25.01.2010
Redbaron, merci de vos réponses qui me permettent de rebondir sur la question des élites qui se coupent de la base pour mieux jouir de leur statut. La mise en danger de soi-même est un prélude à plus d'égalité, de liberté, et d'humanité. Hors, plus on monte en hiérarchie, plus on se carapace dans le système pour conserver les nouveaux avantages que procurent statut social et reconnaissance. Celles et ceux qui osent encore sont rares et se font tellement taper sur les doigts par leurs congénères qu'ils finissent par soit abandonner leurs désirs de se mettre au service des causes difficiles soit par quitter leur statut de pouvoir. La soif de reconnaissance, comme vous le mentionnez, est un des facteurs qui empêche à l'humain de fonctionner avec moins de cynisme et plus d'altruisme. Un autre facteur important est sans doute notre psyché elle-même qui nous joue des tours pendables. Il est évident que lorsqu'on voit toute la misère du monde, que soi-même on a vécu un passé douloureux fait de privation et de frustration, il est dans la nature humaine de tourner le dos à ce passé, de couper les ponts avec ses amis et amies de cette époque malheureuse pour "épouser" le nouveau statut social qui s'offre à nous acquis soit par nos propres qualités soit par la protection d'une ou plusieurs personnes riches. Vous parlez d'objets de consommation et d'assouvissement. J'ai fait immédiatement un lien à la prostitution féminine galopante. Quand l'humain devient objet lui-même de cette foire à la consommation afin de jouir de plus de biens de consommation, nous voyons oh combien nous devenons tous les jouets de cette idéologie matérialiste qui nous rend finalement tous malheureux. Car comment trouver et surtout garder l'amour quand toi-même tu n'est plus qu'un objet de consommation utilisable et jetable à volonté? Et merci pour le tuyau. Non. Je n'ai pas lu. Si vous voyiez ma bibliothèque, vous seriez complètement effaré. Je n'ai jamais plus de cinq bouquins à la fois qui trônent dans mon studio. Je suis trop dans mes casseroles - dois-je parler ici de propre ou de figuré? - à longueur de journée pour me prétendre au courant de toutes les bonnes lectures indispensables. Mais je suis sensible à votre intérêt, cher Redbaron et je vous suis de près. Vous êtes une des personnes les plus stimulantes de cette plate-forme blog. Bonne journée à vous tous pour vos très bons commentaires.
Ecrit par : pachakmac | 25.01.2010
A Monsieur Philippe Souaille,
"On savait bien qu'il y avait des gens ailleurs, mais c'est tout juste si l'on admettait que c'était bien "des gens". Ce qui fait qu'un Scipion, qui en doute encore, est sacrément anachronique."
Le seul anachronisme que je vois ici, c’est celui qui consiste à prêter aux contemporains du charlatan de Vienne, la perception des réalités qui était celle des contemporains de Voltaire. Lorsque Jules Ferry, homme de progrès en son temps, dit :
« …il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures », c’est bel et bien de gens qu’il parle, et ni de légumes, ni de primates, ni même de chaînons manquants… Et même si, dans un très grand nombre de domaines, les gens en queston n’ont pas encore fait leurs preuves de façon convaincante.
C’est ce qui fait que la question n’est pas de savoir si ce sont des gens ou non, mais bien celle de leur effiscience face aux problèmes que leur pose la vie quotidienne. Ce qui importe, ce sont les aptitudes et les potentialités, ou l'absence d'icelles. Tout antispéciste vous dira aussi que les animaux sont des gens comme les autres, mais ce n’est pas cela qui rend ma chienne apte à remplir une grille de mots croisés ou à monter un beurre blanc.
« …j'ai plutôt le sentiment qu'il sera toujours plus complexe de transformer un gouvernement mondial en dictature que n'importe quel gouvernement national, précisément parce que les dictatures, généralement s'appuient sur une ethnie, ou une nation, ou une religion, souvent les trois ensembles, pour régner au détriment des autres... Rien de tel n'est possible à l'échelle mondiale. »
On parie ? Alors, voici comment les choses vont se passer, sans boule de cristal, ni entrailles de poulet.
Quand un gouvernement a établi les droits de l’homme comme religion d’Etat et qu’il a pour objectifs affichés le maintien de la paix, la préservation de l’environnement et le bien-être de l’humanité dans la fraternité et la solidarité, il a atteint un palier indépassable.
A partir de là, va-t-il soumettre, et compromettre, la poursuite de son mirifique dessein en l’exposant, périodiquement, aux caprices urnaires de teigneux caractériels qui, déjà dans une Europe de cinq cent millions d’habitants, ne voient midi qu’à leur porte ?
Va-t-il compter sur la pédagogie – en d’autres termes sur le bourrage de crâne – pour les dissuader de ne pas voter comme il faut ? Le risque reste trop grand, d’un vote de mauvaise humeur, qu’il s’agisse de référendum ou d’élections.
Par conséquent, puisque personne ne peut être contre « le maintien de la paix, la préservation de l’environnement et le bien-être de l’humanité dans la fraternité et la solidarité », le retour aux urnes sera inutile puisque la volonté du peuple se sera exprimée avec la mise en place même du nouveau régime.
Et pour ceux que cela gênera sur les plan des principes, il suffira de les renvoyer aux fondamentaux, qui ont déjà fait le bonheur des grands totalitarismes du XXe siècle, à savoir le concept rousseauisto-orwellien* d’abdication de la liberté individuelle en faveur de la volonté générale, à laquelle chacun doit se plier, faute de quoi, dit explicitement Jean-Jacques « on le forcera d’être libre ».
Vous voyez, M'sieur Souaille, c'est pas si difficile que ça...
* J’adore l’idée de Jan Marejko « Rousseau, première victime du totalitarisme »
Ecrit par : Scipion | 25.01.2010
Bonjour RedBaron,
".Depuis 1915, vos parents ont fait de grands progrès... Bienvenue... "
Une Horreur indescriptible que toute cette violence, c'est sale, innommable, et toujours d'actualité!
Bien à vous RedBaron et bon dimanche!
Ecrit par : Patoucha | 31.01.2010
@Patoucha, re-bonjour, et encore, là ça date de quoi... 1993, 1995?
Bonne semaine Patoucha.
Ecrit par : Redbaron | 01.02.2010
Écrire un commentaire