24 Heures

13.01.2010

« =+= ». VON KRIEG : 1915, FREUD ECRIT « la désillusion causée par la guerre »

1914-Freud et fils-rb.jpg.JPG

Teufel! 1915-2010, funf jahre, un siècle! 1915, das Krieg à commencé depuis un an. Manfred von Richthofen va se faire muter à la Luftstreitstkräfte. 1915, Freud, écrit ce texte, première partie de « Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort ». Il schreibt, ja, important, il écrit en allemand. Il est Autrichien. Il écrit donc depuis le « camp » des futurs vaincus.

Importanten, ja soviel, car il signale dans le texte l’utilisation de sa langue comme appartenance, et comme en intuition,  dans cette phrase il décrit le futur historique de la nation qui l’obligera à fuir en tant que juif… Teufel !

Ce texte, je l’ai relu par hasard, après le 11/9/01, entre Afghanistan et Irak unt, allez savoir pourquoi, tant à ce moment que Hier unt Jetzt, ja ici et maintenanten donc, je le trouve totalementen pertinenten! Dois-je skrypter « Hélas » ? C’est tellement, tellement…

Lesen… à la lecture, wie immer, les dumkopfen, ja, les wieso, de ceux qui veulent faire interdire « Tintin au Congo »*, ceux qui ne veulent plus de témoignage de l’Histoire, à moins qu’elle ne soit rendue proprette, ou comme ils aimeraient qu’elle fut, à la lecture de certains paragraphes vont demander l’interdiction de l’œuvre de Freud! Ja, et de presque tout sauf eux! L’inconscience historique, et l’appauvrissement de la pensée, de la culture, manifeste et actuel est de leur ressort, ils en sont co-responsable, avec les politiques-commerçants pléonasmen au pouvoir.

« LA DESILLUSION CAUSEE PAR LAGUERRE     

Pris Dans le tourbillon de ces années de guerre, informé unilatéralement, sans recul par rapport aux grands changements qui se sont déjà accomplis ou sont en voie de s'accomplir, sans avoir vent de l'avenir qui prend forme, nous-mêmes ne savons plus quel sens donner aux impressions qui nous assaillent et quelle valeur accorder aux jugements que nous formons… »

Das ist le début du texte OCRé par l’abruti qui OCRe pour le « Trio », dans « essais de psychanalyse » neu traduction de 1981, aber… La version che préfères est celle de Jankelevitch, sehen la différence mit ci-dessus. Ja andere langage, andere pensée fatalitas!

« L’abruti » a donc OCRé pour rien… On trouve la versionen en libre sur le net, net, net !

Ja, mein Dr1, envoie la vidéo que « Géo » Ja, le kommentateur, nous à mis en lien mit kommentatur, dans la note précédente, kommentatur, qui suscite cette note. Hören unt sehen, UNT après lisez le texte c'est ein ORDNUNG! Ca ou 4 jours de blog!da unten  en note anti-datée (cliquez), wieso wir machen einmal mit le « Trio»**

*qu’ils demandent en même temps l’interdictionen de Salammbo, ja, Teufel! Relisez- certains passage…

** Une note sur la guerre actuelle devrait être publiée à peu près in der gleich zeit.

Image: 1914, Freud et ses fils, trouvée par Google, traficotée par An-artiste.

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://volsdeguerredansuntriplan.blog.24heures.ch/trackback/26102

Commentaires

Rarement ou jamais lu un texte aussi pertinent. Merci de nous l'avoir fait découvrir.
Mais il m'arrive de penser que l'on pourrait écrire "la déception de la vie". Cela commence par devoir remettre en question tout ce que l'on nous apprend à l'école du dimanche, tendre l'autre joue, pas très efficace pour survivre dans la jungle. On se lance alors plein d'espoir dans des utopies qui ont de facto coûté des dizaines de millions de mort, parce que si dès qu'on est plus de quatre, on est une bande de cons, quand on est cent mille...
Echaudés, on se retire et on essaie d'avertir les suivants qui se lancent tête baissée dans les mêmes erreurs et on passe pour un vieux con.
Alors on se retire du débat et on devient cynique, très cynique...,

Ecrit par : Géo | 13.01.2010

Texte très intéressant en effet, mais aussi passablement daté. Qui part donc de présupposés erronés. La pensée, la connaissance de l'homme ont depuis notablement évolué. Entre autres grâce à Freud, à ses contemporains et à leurs réflexions. Elles ne sont évidemment pas arrivées à la perfection, loin de là, mais à un stade de précision, ou de sophistication bien plus grande qu'à l'époque de Freud.
Par ailleurs, Freud, homme de sciences humaines, se gourre complètement lorsqu'il attribue les causes de la guerre aux divergences culturelles. Ce sont les conflits économiques qui en sont la cause, et qui s'appuient ensuite sur les divergences culturelles pour faire monter le bon peuple à l'assaut.
Tout cela pour dire que l'on sait aujourd'hui que l'Etat-Nation est l'une des causes (et non des moindres) du problème.
Ou qu'aucune règle morale ne parviendra jamais à rendre l'homme bon et gentil. En revanche, il importe que les règles de fonctionnement du monde sachent en tenir compte et prennent ce fait en ligne de compte dans leur élaboration.

L'attitude de Géo n'est pas nouvelle. En tous temps, des êtres de valeur, abasourdis par la bêtise du monde ont choisi de s'en extraire, en ermites. D'autres préfèrent continuer le combat en cherchant le moyen d'améliorer les conditions du vivre ensemble. Ils ne le font pas uniquement par grandeur d'âme. Leurs motivations personnelles sont diverses et en bonne partie égotistes. Mais ils font avancer le schmilblick. Notamment en essayant d'éviter la guerre, ce déchaînement ultime des barbaries qui laisse éclater toutes les barrières à la cruauté et à la bêtise humaine.
Le "chacun chez soi" que prônent les identitaires (largement répandus dans ces blogs), et présenté comme une solution à la guerre, n'en est pas une. Parce que la guerre a existé de tous temps, entre groupes isolés, dès lors qu'ils ne l'étaient plus totalement. Et personne ne pourrait vivre aujourd'hui en autarcie. Sans compter que lorsqu'ils sont isolés, les groupes humains finissent par se déchirer intérieurement.
La solution, l'unique consiste à réduire ces différences, non pas culturelles (encore qu'il s'agit de ne pas les opposer entre elles mais au contraire d'en faire un enrichissement pour tous) mais économiques. Et d'élaborer les moyens de contrôler (y compris en ménageant les soupapes permettant de les exprimer) les instincts les moins avenants de l'être humain. Présents en chacun de nous.

Ecrit par : Philippe Souaille | 13.01.2010

Un aspect intéressant du pourquoi et du comment des guerres violentes ne serait-il pas la paralysie et la peur intérieur des populations? Prenons d'abord un simple individu frustré par la vie, une personne d'apparence ordinaire qui n'ose pas affronter les situations de vie auxquelles il est confronté. Par exemple, grosses difficultés dans le cadre de l'entreprise qui l'emploie, ménage familiale qui bat de l'aile, problèmes financiers non résolus, etc. Tous ces soucis quotidiens qu'un individu plus ou moins normal affronte, part en "guerre" pour chercher des solutions, une amélioration à la situation, une entente retrouvée dans le couple, etc. Dans le cas de notre individu, rien de tout ça. Il se renferme toujours plus sur lui-même, devient de plus en plus haineux avec les autres et avec lui-même. Jusqu'au jour ou le bouchon explose. Et c'est le fait divers dans nos journaux. Tel ou tel a commis un massacre qui dans un collège, qui dans une entreprise, qui dans sa famille. Et bien, je pense que cela se passe pareil du point de vue collectif. Quand nous n'osons plus la confrontation, la "guerre" non-violente avec les Autres, les cultures d'ailleurs, et que nous préférons nous renfermer sur nos préjugés, en approuvant les slogans de politiciens extrémistes, en déformant un fait divers dramatique en généralité pour tout un peuple, nous laissons la place à la haine pour qu'elle nous envahisse. Et un jour... Pan, pan, pan. ça pète de partout. Géo, c'est la suite de mon dernier commentaire adressé plus particulièrement à vous. La guerre, la vraie, est l'expression ultime de nos frustrations, de nos délires égoïstes, de notre inaptitude à nous confronter à la richesse et à la différence du monde. La guerre surgit sur des humiliations subies que nous n'arrivons pas à canaliser et à maîtriser pour les transformer en acte d'amour. La guerre est l'acte manqué définitif à notre humanité. bonne journée à tous. Et merci Redbaron pour vos articles qui poussent toujours à la réflexion.

Ecrit par : pachakmac | 13.01.2010

"la sagesse doit être la quête perpétuelle du croyant"

Notre monde a besoin de grands leaders sages et clairvoyants pour le guider, sans cela, je crois qu'on va au devant de catastrophes encore plus grandes!

Un grand merci à Mrs. Souaille, Pachakmac et Redbaron pour leurs commentaires et leurs propos pleins de sagesse.

Ecrit par : inside | 13.01.2010

En ce qui concerne 14-18, c'est bien plus l'aspect identitaire qu'économique qui prédomine pour l'éclatement du conflit entre la France et l'Allemagne. La récupération de l'Alsace et de la Lorraine, annexées au Reich lors de la Guerre de 1870, est le véritable leitmotiv du déclenchement du conflit pour les Français. Bien sûr, les considérations économiques sont là, mais il faut relever que, de tous temps, les deux considérations sont à prendre en compte, parfois sur un pied d'égalité. C'est là que mon opinion diverge de la remarque de M. Souaille, qui n'est autre qu'une remarque humaniste, de "notre temps", visant à refouler une réalité plus que dérangeante, à savoir qu'il existe des conflits justement parce que des groupes culturels ne sont pas près à cohabiter avec d'autres.

Ecrit par : Bob | 13.01.2010

" En tous temps, des êtres de valeur, abasourdis par la bêtise du monde..."

Ca n'existe pas, la bêtise du monde ! Parler de sa bêtise revient à laisser entendre que le monde est susceptible de rationalité. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Et c'est très bien ainsi. Le monde selon la Raison serait aussi chiant que l'éternité du Paradis.

"La solution, l'unique consiste à réduire ces différences, non pas culturelles (encore qu'il s'agit de ne pas les opposer entre elles mais au contraire d'en faire un enrichissement pour tous) mais économiques."

Et sachant qu'à populations pratiquement égales, l'Europe (Russie comprise) et l'Afrique contribuent respectivement au PIB mondial, à hauteur de 26 et 3 %, on vous souhaite bien du plaisir dans la réduction des différences en matière de capacités de création de richesses.

Pour ce qui est de l'enrichissement culturel du continent de Shakespeare, Rembrandt, Palladio, Mozart, Schopenhauer et Balzac, il faut vraiment se lever de bonne heure. Et plutôt du côté de Pékin et de Kyoto, que de Tegucigalpa, Lo Mantang ou Honiara…

"Et d'élaborer les moyens de contrôler (y compris en ménageant les soupapes permettant de les exprimer) les instincts les moins avenants de l'être humain."

Grâce à Novartis, j'imagine... Parce que l'expérience montre que l'Homme Nouveau n'a jamais pu être produit en série par les plus sophistiquées usines à bourrer les crânes...

Ecrit par : Scipion | 13.01.2010

Comme d'habitude à l'opposé d'Inside, la militante islamiste de service, je m'inscris en faux contre les fantasmes de Ph.Souaille, que je ne crois ni sage ni avisé. Sa grande Utopie, la Gouvernance mondiale, n'aurait, si elle trouvait des forces désireuses de la mettre en application, pas de meilleurs résultats que les autres grandes utopies précédentes, la pire étant celle du communisme. Le monde est fait de contradictions et cela ne peut en être autrement. Sous une Gouvernance mondiale, il y aurait par force et nécessité des anarchistes qui la récuseraient et je serais sûrement parmi eux. Le citoyen normal et bien dans son monde, l'"honnête homme" a toujours une vision négative de l'Autorité éloignée : "ceux de Berne" autrefois, "ceux du Château" aujourd'hui pour certains, "les fonctionnaires de Bruxelles" pour d'autres, tout cela vaut encore mieux que ceux de N'djamena, capitale mondiale...

je reproduis ici encore une fois cet extrait du blog de Ludovic Monnerat, dont le métier est de prévoir l'avenir de la Suisse au sein de l'armée. On aime ou aime pas, lui est placé plus près de la barre que nous :

"Au siècle dernier, la démocratie a lutté avec succès contre le fascisme, le nazisme et le communisme, ces idéologies faisant de l'individu le rouage - ou la victime - d'un système autocratique et inhumain. En ce début de siècle, il apparait clairement que cette lutte est appelée à se poursuivre contre toute tendance dictatoriale, mais qu'elle s'applique à de nouveaux adversaires : l'islamisme bien sûr, sur le devant de la scène pendant toute la décennie, mais également le globalisme, la « gouvernance globale », cette conception supranationale visant à confier les décisions politiques et leur mise en œuvre à des organisations indépendantes des États comme des peuples. À la différence près que ce sont les dirigeants des États dits démocratiques qui cèdent aux sirènes du globalisme et abandonnent définitivement un pouvoir qui ne leur a été que temporairement délégué.

L'Organisation des Nations Unies est bien entendu au centre de cette conquête : les potentats locaux et régionaux l'instrumentalisent pour promouvoir leurs intérêts (Mugabe, Ahmadinejad ou encore Kadhafi), les pires tendances antisémites et anti-occidentales s'y expriment librement (comme lors de la conférence de Durban sur le « racisme »), mais elle s'entoure d'une aura de bénévolence et d'universalité qui désarme et séduit les bonnes âmes."

Ecrit par : Géo | 13.01.2010

Assez d'accord avec votre commentaire, Géo. L'instrumentalisation des grandes organisations internationales par des dictateurs qui se servent de celles-ci pour asseoir leur autorité chez eux est déplorable et pousse au chaos du monde. La politique globale, c'est un peu comme la fabrication d'un mille-feuille. On part du local pour aller au global. Et vous avez raison d'insister sur la valeur prioritaire des politiques locales sur les décisions globales. L'Europe en est un bel exemple. Des décisions parfois absurdes touchent des populations locales qui se révoltent contre Bruxelles. Des consultations multilatérales doivent être organisées avant toutes décisions d'ampleur internationale. Etre dirigé de trop loin entraîne de terribles frustrations au niveau des populations qui ne comprennent pas ces décisions autoritaires venues d'ailleurs. Cela n'empêche pas la nécessité d'organiser le monde de façon globale puisque nous vivons dans un monde désormais global. Le village planétaire est une réalité grâce à nos technologies. Et si ce village n'est pas organisé au sommet, la base ne peut pas non plus s'organiser. C'est comme pour la construction d'une pyramide. Par contre si le haut veut asservir le bas pour assouvir ses propres désirs, nous allons effectivement aux catastrophes humanitaires globales. Et quand de grandes idéologies supranationales ou religieuses veulent imposées au monde entier leur point de vue, il est clair que la haine et la discorde se propagent parmi nous. En cela je vous suis. Je déteste la vision unique, le pouvoir unique, le chef unique. J'aime la diversité, la biodiversité de nos cultures et de nos traditions. Celles-ci ont droit au respect dans la mesure où elles tendent à appliquer toujours mieux les droits humains, la liberté de chacune et chacun à s'autodéterminer et à se positionner dans la vie. Voilà. Vous voyez, Géo. Parfois on découvre des ponts ou des passerelles entre nous qui sommes si différents dans notre manière d'appréhender l'existence.

Ecrit par : pachakmac | 13.01.2010

"Le village planétaire est une réalité grâce à nos technologies". Ouais, même que n'importe quel crétin du Kansas peut faire joujou avec son drone et écrabouiller quelques talibans noyés dans une masse de civils quelque part dans le Waziristan...
Pour le reste, je suis d'accord avec vous. Nous avons besoin de diversité et nous pouvons en admettre en notre sein. Mais jusqu'à un certain point. C'est une fois de plus une question de mesure. C'est banal, c'est trivial, c'est pas avec ça qu'on va briller en société, mais c'est ainsi que les hommes vivent.

J'aimerais revenir, puisque je vous ai sous la main, sur ma diatribe de ce matin sur la Calabre. En particulier sur l'attitude de la gauche par rapport à l'immigration sauvage. Ces malheureux se font transporter par d'abominables profiteurs dans des conditions simplement épouvantables. Ils payent des fortunes pour cela à une sale bande d'immondes mafieux. Et vont se faire exploiter comme quasi-esclaves chez d'autres mafieux, en Calabre ou en Andalousie. En émigrant de cette manière, ils privent leur pays des économies de gens, leur famille, qui ont travaillé très dur pour leur payer ce voyage : de 1000 à plusieurs milliers d'Euros. Avec cette somme, en Afrique, on peut déjà faire qqch. Ces sommes mises ensemble pourraient fournir le capital de petites industries, et ainsi de suite...
Et ils privent leur pays de leur force de travail: ce sont les meilleurs qui partent, porteurs de l'espoir de leurs proches. Cette habitude de partir travailler en France d'abord, puis dans le reste de l'Europe a peut-être amené de l'argent extérieur pour leur pays il y a quelque temps, mais au prix de quelle vie de sacrifices, isolé dans son foyer Sonacotra et OS chez Renault pendant des années et des années, toute la paie qui part à la famille au pays.
S'ils restaient chez eux à utiliser leur argent et leur force de travail, ils feraient changer leur pays par la force des choses. La révolution bourgeoise a eu lieu parce que les commerçants en avaient assez de se faire racketter par les soudards des petits seigneurs locaux. C'est exactement ce qui se passe là-bas, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, le pouvoir des petits chefs fonctionnaires ne pourraient que diminuer face aux intérêts économiques qui se développent.
Il n'y a donc rien à sauver dans ce système. Il faut lutter contre l'émigration sauvage, qu'on soit de gauche ou de droite. Tout geste d'appui aux sans-papiers est un appui à la mafia, indirect mais néanmoins réel...

Ecrit par : Géo | 13.01.2010

Bravo Géo, parfaitement d'accord avec vous. Où se trouve votre diatribe de ce matin? Ca m'intéresse.

Ecrit par : Herb | 13.01.2010

Intéressant, Géo. Vous avez sans doute raison sur les mirages de l'Occident que nous provoquons chez les populations les plus pauvres du globe et sur les mafias qui exploitent honteusement les espoirs de vie meilleure de braves gens prêts à travailler durs pour changer leur existence. Chez eux, ont-ils vraiment plus de chance de s'en sortir? C'est possible quoique, comme vous le dites vous-mêmes les racketteurs veillent au grain de ces gens. Tant que les armes, le gangstérisme de ces bandits, et la complicité directe ou indirecte de gouvernements corrompus fonctionnera en plein, ces gens seront piégés et finiront par se décourager. Oui. C'est très difficile de trouver les bonnes potions magiques qui font que les sociétés changent, se transforment en démocratie, et surtout que les économies nationales décollent pour le plus grand bien du plus grand nombre. Nous partageons un même espoir à ce sujet, un espoir fragile, assez utopique dans les conditions actuelles de la planète. Mais aussi longtemps que les êtres humains oeuvrent aux chaînes de solidarité, il y a espérance. Haïti dévastée, le monde se met en marche pour les victimes, malgré la corruption, malgré une pauvreté qui dure depuis si longtemps.

Ecrit par : pachakmac | 13.01.2010

"En émigrant de cette manière, ils privent leur pays des économies de gens, leur famille, qui ont travaillé très dur pour leur payer ce voyage : de 1000 à plusieurs milliers d'Euros. Avec cette somme, en Afrique, on peut déjà faire qqch."

Je pensais comme vous et je continue, mais les informations qui nous parvenues du fait des incidents de Rosarno, m'ont amené à compléter mon point de vue.

Prenons un Burkinabé gagnant net mille francs par mois, en Italie. Ses dépenses se réduisent à la nourriture (basique : riz, pâtes, pain), aux vêtements et à une hygiène minimum.

Si ces dépenses représentent trois cents francs par mois, c'est le bout du monde. Mais admettons qu'elles atteignent tout de même cinq cents francs. Il reste cinq cents francs.

Soit, si l'on tient compte des frais de virement bancaire, environ quatre fois le salaire mensuel minimum brut d'un employé se situant vers le milieu de l'échelle des rétributions fixées par décret gouvernemental (Fr. 68.- p.m. pour un employé de 1ère catégorie et Fr. 150.- p.m. pour un employé de 7ème catégorie).

Par conséquent, jamais le type qui aura mille, deux mille euros, ou davantage à investir, ne pourra espérer une rétribution pareille en se mettant à son compte dans quelque domaine que ce soit. Je pense donc que c'est le calcul que font les clandestins et qui les conduit à accepter des conditions d'esclaves pour l'Europe, qui se transforment en "paie de ministre" dans leurs pays d'origine.

Ecrit par : Scipion | 13.01.2010

"...et surtout que les économies nationales décollent pour le plus grand bien du plus grand nombre."

L'idée ne vous a jamais effleuré que ce "plus grand nombre" n'a peut-être aucune aptitude ni aucune prédisposition au décollage économique, tel que vous l'entendez ?

Ecrit par : Scipion | 13.01.2010

"n'a peut-être aucune aptitude ni aucune prédisposition au décollage économique"
C'est une question d'encadrement. Cela a été le problème des décolonisations, la pire étant celle due à cette merveilleuse révolution des oeillets qui a provoqué le départ de 350'000 Portugais d'Angola, ce qui a assuré à ce pays l'histoire que l'on sait...
On sent que les Chinois, qui savent parler aux politiquement corrects, vont mettre bon ordre à tout ça...

Ecrit par : Géo | 14.01.2010

Un peu HS, mais je n'en reviens pas : après deux tentatives d'assassinat en pleine rue à Lausanne :
"Selon la police, trois jeunes majeurs impliqués dans l’agression de Morgan et de Jean-François ont bel et bien été arrêtés. Ils sont originaires des Grandes Antilles. Ils ne seraient «a priori» pas des récidivistes. Ils ont été remis en liberté."
Il y a de quoi se demander si on n'est pas en plein cauchemar, non ?

Ecrit par : Géo | 14.01.2010

"C'est une question d'encadrement."

Vous entendez "encadrement" en tant que synonyme approximatif de colonisation ? Parce que là on est mal, les prébendiers n'auraient aucune peine à déchaîner leurs peuples contre ceux qui menaceraient l'"indépendance nationale"...

"On sent que les Chinois, qui savent parler aux politiquement corrects, vont mettre bon ordre à tout ça..."

Seulement eux aussi, ils ont du monde à caser, ils savent à quoi s'en tenir et ne se gênent pas pour le dire, si l'on en croit humanrights-geneva-info, sur le site de défense des droits de l'homme "InfoSud" :

« Pourquoi la Chine n’utilise-t-elle pas la main-d’œuvre locale », s’émeut le responsable d’une association franco-camerounaise. « Nos entreprises ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée et disciplinée », rétorque Haichao Sun, de l’ambassade de Chine à Paris.»*

Et en 2007, le ministre zambien du Commerce et de l’Industrie se plaignait en ces termes de la main d'oeuvre envoyée par Pékin dans son pays : « Il y a des travailleurs chinois qui poussent la brouette. Ce n’est pas le type d’investissement dont nous avons besoin. Je comprends qu’il y a 1 milliard 200 millions de Chinois, mais ce n’est pas une raison pour les envoyer en Afrique. »

Sources : * http://www.humanrights-geneva.info/spip.php?article714

** http://divergences.be/spip.php?article1054

Ecrit par : Scipion | 14.01.2010

Teufel! Désolieren, ich bin okkupé anderen sachen. So, content que le texte de Freud ait intéressé, ce n'était pas évident... Ch'achoute que je peux me reconnaître dans la fin du premier commentaire de Géo, ja, être en retrait, aber sans ermiter... (car Géo, si je peux me permettre, vous restez passionné...)
Le commentaire de Philippe Souaille, certes subtil, mérite un développement contradictoire aber ultérieur faute de temps...
Aber je remercie tout le monde d'avoir pris le temps de lire, et de kommenter. Je vois qu'une autre conversation est soulevée, intéressanten mais n'ai pas le temps d'y prendre part.
Juste à propos de l'histoire de Los-ânes (ja le "fait-divers), ich denk qu'il confirme ein commentaire-réponse du "Trio"... Minuten ch'ouvre eine andere renard de feu... Ja, le zweite ils écrivent "@Géo"...

Je laisse encore ici le lien d'un article de Ludovic Monnerat sur son site (?)... Il y en a d'autres des artikeln intéressant, jaaa, Teufel, on est loin de l'image de l'officier abruti, sooo, suivez le lien...

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/For0071-MenaceFuture.html

Wieso, désolé de ne pouvoir manifester plus d'attention, pour le momenten.
Nachste, à bientôt
Ja, jetzt koden eintritt...

Ecrit par : Redbaron | 15.01.2010

Scipion@ "Soit, si l'on tient compte des frais de virement bancaire, environ quatre fois le salaire mensuel minimum brut d'un employé se situant vers le milieu de l'échelle des rétributions"
Evidemment que c'est de cela qu'il s'agit. Mais c'est une logique misérabiliste de perdants. C'est d'autant plus honteux que les gens de gauche la soutiennent. Que veulent les gens de gauche ? plus de justice ! Est-ce dans ce genre de conditions qu'ils voient de la justice ?
Que veulent les gens de droite ? de l'ordre ! Ils ne pourront bientôt plus sortir de leurs maisons sans gardes du corps...

Ecrit par : Géo | 15.01.2010

Wouaouw Géo, j'adhère sans condition. Bravo!

Ecrit par : Patoucha | 17.01.2010

Écrire un commentaire